Une initiative qui vise à renforcer les compétences linguistiques des étudiants et à ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles dans un contexte de développement des relations entre la Côte d’Ivoire et la Fédération de Russie.
La cérémonie a enregistré la présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Côte d’Ivoire, Alexey Saltykov, qui a salué l’initiative du fondateur de l’ESIT, Julien Kouassi Djegba, ainsi que l’engagement de l’équipe dirigeante. Pour le diplomate, l’introduction du russe dans les enseignements répond aux exigences d’un monde de plus en plus interconnecté et aux besoins du marché international de l’emploi.
« Vous avez choisi les métiers de la traduction et de l’interprétariat, des professions nobles qui font de vous des artisans de la paix, des bâtisseurs de ponts entre les cultures et des acteurs incontournables des relations internationales. Aujourd’hui, en décidant d’apprendre le russe, vous élargissez considérablement vos horizons professionnels », a-t-il déclaré.
Au-delà de son patrimoine littéraire et artistique, illustré par des figures telles que Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski et Tchaïkovski, la langue russe occupe une place importante dans les échanges internationaux. Elle figure parmi les six langues officielles de l’Organisation des Nations unies (ONU) et intervient dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la diplomatie, les sciences, les technologies spatiales et la cybersécurité.
Un levier pour renforcer les échanges entre Abidjan et Moscou
Pour Alexey Saltykov, cette initiative prend tout son sens dans un contexte de développement des relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et la Russie. Les échanges économiques, culturels et académiques entre les deux pays ouvrent des perspectives aux professionnels capables de maîtriser les deux langues et de faciliter les interactions entre les acteurs ivoiriens et russes.
Dans cette dynamique, l’ambassade de Russie apporte son soutien au programme à travers la participation de Marta Starsheva, enseignante qualifiée de l’Université pédagogique d’État K. Ouchinsky de Iaroslavl. Elle interviendra dans le cadre du programme étatique russe de déploiement d’enseignants à l’étranger.
Le diplomate a également évoqué les possibilités de bourses d’études accordées chaque année par le gouvernement russe, qui permettent à des étudiants ivoiriens de poursuivre leur formation dans des universités russes.
Une formation intensive de niveau A1
Au nom du fondateur de l’établissement, Nelly Flore Kouassi a souligné que l’introduction du russe s’inscrit dans la volonté de l’ESIT de diversifier ses formations et de préparer ses étudiants aux réalités du monde contemporain. La maîtrise de cette langue représente, selon elle, un atout dans les domaines de la diplomatie, des sciences, de la culture et des échanges économiques.
Le programme démarre par une formation intensive de niveau A1, destinée aux débutants. Il vise l’acquisition des premières compétences de communication et d’un vocabulaire de base d’au moins 780 unités lexicales.
Selon Martial Koffi, directrice du Centre de développement des compétences linguistiques, le parcours est organisé sur huit semaines, pour un volume annoncé de 102 heures : 56 heures de cours en présentiel réparties sur sept semaines, 42 heures de travail personnel et quatre heures consacrées à la préparation et à l’évaluation finale durant la huitième semaine.
Avec cette nouvelle offre, l’ESIT entend renforcer son positionnement dans la formation linguistique et l’interprétariat. L’initiative pourrait également contribuer à rapprocher les milieux académiques ivoiriens et russes, tout en offrant aux apprenants de nouvelles perspectives de mobilité, de spécialisation et d’insertion professionnelle.
Axel KONE