Dix ans de rassemblements, neuf éditions et autant de thèmes qui ont progressivement façonné le Ria. En retraçant cette aventure, Geneviève Brou a rappelé les principales étapes d’un projet né d’une vision spirituelle et devenu, au fil des années, une plateforme internationale réunissant des hommes et des femmes de différentes communautés chrétiennes autour d’un même acte : l’adoration.
L’aventure commence en 2017 avec la première édition, placée sous le thème « Dieu seul suffit ». Suivront, en 2018, « Magnifique est notre Dieu », puis en 2019 « Tout va bien car Dieu est fidèle ». En 2020, le Ria 4 retient « Que mon cri parvienne jusqu’à toi ». Les éditions suivantes poursuivront ce cheminement jusqu’au Ria 9, organisé en 2025 autour du thème « Dieu m’a exaucé ».
Pour Geneviève Brou, cette progression traduit avant tout une histoire de foi et d’obéissance. « Pour moi au début, c’était juste un petit moment. Au cours de notre première retraite, je disais : si les adorateurs pouvaient venir du monde entier, ils vont adorer le Seigneur avec nous en Côte d’Ivoire. Je pensais que c’était un projet personnel. » Le projet prendra ensuite une autre dimension avec l’inspiration donnée, selon elle, par le Seigneur, notamment à son époux, autour du nom Rassemblement international des Adorateurs.
La chantre souligne également que le Ria s’est construit sans attendre les conditions idéales. « Je faisais le Ria sans album. C’était un parcours, des moments, de nombreuses années d’adoration », a-t-elle expliqué, rappelant notamment l’édition 2024, organisée autour du thème « Dieu, je ne manquerai de rien », avant le rendez-vous de 2025 au Palais des Sports de Treichville.

« Tout est accompli », un thème pour couronner dix années
Pour cette dixième édition, le choix du thème « Tout est accompli » se veut l’aboutissement de ce parcours. « Après ce parcours, le seul thème que le Seigneur pouvait nous donner, c’est “Tout est accompli”. Ce thème vient couronner tout ce que nous avons vécu, tout le cheminement », a confié Geneviève Brou. Le choix du stade Félix Houphouët-Boigny n’est pas non plus anodin. Pour les organisateurs, le passage à cette enceinte emblématique répond moins à une volonté de grandeur qu’à une conviction spirituelle.
« Nous venons au stade Félix Houphouët-Boigny, pas parce que nous sommes forts, mais parce que le Seigneur le veut », a déclaré la chantre, estimant que cette dixième édition doit permettre à davantage d’adorateurs d’expérimenter la réalité portée par le thème de cette année.
Son époux, le pasteur Christophe Brou, abonde dans le même sens. Pour lui, les neuf précédentes éditions ont été autant de « pas de foi ». « Ce projet est venu vraiment booster notre foi. Nous avons essayé d’obéir à la voix du Saint-Esprit. Au fur et à mesure, nous avons compris que ce n’était pas notre œuvre », a-t-il expliqué. À ses yeux, le passage au stade Félix Houphouët-Boigny constitue une nouvelle étape de cette démarche. « Si, pour la 10e édition, nous venons au stade Félix Houphouët-Boigny, ce n’est pas parce que nous sommes forts. Nous nous efforçons d’obéir à une parole que le Seigneur met à cœur », a-t-il ajouté.
Des témoignages au cœur du parcours
Au-delà des rassemblements et des thèmes, Geneviève Brou a également évoqué plusieurs témoignages attribués à l’action de Dieu dans la vie de participants au Ria au cours de ces dix dernières années. Elle a notamment cité le cas d’une femme venue de Grand-Bassam, qui aurait été guérie de l’hypertension alors qu’elle traversait des difficultés conjugales. Elle a également rapporté le témoignage d’une jeune femme dont le fils aurait été guéri d’un cancer après la participation de sa grand-mère au Ria.

Autre témoignage évoqué : celui d’une étudiante qui aurait retrouvé ses diplômes après dix années de recherches infructueuses, alors que les services de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), à Abidjan-Cocody, lui avaient indiqué ne disposer d’aucune trace de ces documents. À ces histoires s’ajoutent, selon la responsable du Ria, des témoignages de personnes ayant perdu leur emploi ou confrontées à l’endettement et qui auraient par la suite retrouvé une situation plus favorable.
Pour Geneviève Brou, ces récits ont avant tout vocation à rendre gloire à Dieu. « Nous ne sommes que des instruments pour permettre à ces frères et sœurs de garder leur foi pour le Seigneur », a-t-elle déclaré. Elle résume ainsi le message qui traverse les différentes éditions du RIA : « Nous reconnaissons que nos vies t’appartiennent et que c’est toi qui es le souverain de nous tous. Nous t’appartenons. »
Des pré-Ria avant le grand rassemblement
La célébration du 22 novembre ne sera pas un événement isolé. Plusieurs activités préparatoires sont prévues dans les semaines précédant le grand rendez-vous. Christophe Brou a annoncé l’organisation de pré-RIA dans différentes paroisses, avec la participation de prêtres. Ces rencontres seront consacrées à la prière, à l’adoration, à la préparation spirituelle et à la mobilisation des fidèles.
Le programme prévoit également des temps de prière en ligne réunissant des adorateurs connectés, ainsi que des moments spéciaux baptisés « Je devance l’Aurore ». « Le 22 novembre sera donc l’aboutissement de plusieurs mois de préparation spirituelle », a expliqué le Berger.
Les organisateurs annoncent une forte mobilisation pour cette dixième édition. Quelque 25 000 personnes, dont environ 10 000 jeunes, sont attendues au stade Félix Houphouët-Boigny, communément appelé le « Félicia ».
La conférence de presse s’est achevée sur une note musicale. Geneviève Brou a interprété le cantique « Qui est comme toi », un chant dans lequel elle revient sur son parcours personnel avant sa rencontre avec Jésus-Christ, qu’elle présente comme celui qui l’a racheté et transformé sa vie. Après dix éditions, le Ria entend ainsi inscrire son dixième anniversaire dans la continuité d’une aventure présentée par ses initiateurs comme une œuvre de foi, d’adoration et de témoignage.
Eric KOUAKOU