« Cela fait plusieurs semaines que je suis ici. J’attends une réponse qui, je l’espère, sera favorable. Ma situation est complexe et mérite une attention particulière », aurait confié François Compaoré à des proches, selon des sources citées par le journal.
Dans une requête adressée aux autorités françaises, François Compaoré a invoqué quatre motifs principaux pour justifier l’urgence de l’obtention de son visa. D’abord, la santé de son fils Maël, atteint d’une pathologie nécessitant sa présence pour un suivi médical rigoureux. Ensuite, ses propres soucis de santé qui nécessitent une opération prévue avant son départ de France. Il évoque également ses attaches familiales et économiques en France depuis huit ans, ainsi que les menaces pesant sur sa vie en raison de son passé politique au Burkina Faso.
Cependant, selon Jeune Afrique, le juge des référés a rejeté sa demande, estimant que l’urgence alléguée n’était pas démontrée. « Aucune attestation médicale ou preuve concrète n’a été fournie pour appuyer ces arguments », indique le jugement. François Compaoré, naturalisé ivoirien, reste pour l’instant en Côte d’Ivoire, un pays où il bénéficie de mesures de sécurité renforcées. Toutefois, sa situation soulève des interrogations. « Est-ce un désaveu de la France ? », se demande un observateur.
Depuis la chute du régime de Blaise Compaoré en 2014, François vit en exil. Ce blocage administratif vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude à son parcours, alors qu’il continue de plaider sa cause pour un retour en France.
Source Jeune Afrique