Selon un communiqué transmis au confrère AIP, un exercice de simulation de sécurisation a commencé ce dimanche 23 et fermera ses portes le vendredi 28 novembre 2025, soit six jours intenses, dans les villes de Bonoua et de Grand-Bassam. Cet exercice de sécurisation, selon les précisions du chef d’Etat-major général des armées, le Général de corps d’armée, Lassina Doumbia, consiste à veiller au bon déroulement des élections législatives dans un climat de paix et de quiétude partout, sur l’étendue du territoire ivoirien.
Les deux villes balnéaires ont été retenues comme zones d’entraînement en raison de leur densité démographique et de leur rôle stratégique dans la région Sud-Comoé. En effet, ce choix n’est pas fortuit : Bonoua et Grand-Bassam figurent parmi les localités où les forces de sécurité testent régulièrement leurs dispositifs en période électorale. Selon le communiqué transmis à l’AIP, l’opération implique des unités terrestres, des patrouilles motorisées et des équipes spécialisées dans la gestion de foule. Pour les autorités militaires, il s’agit de s’assurer que chaque brigade, chaque escadron et chaque groupe d’intervention réponde de manière coordonnée à toute éventuelle perturbation, avant, pendant et après les élections législatives 2025.
Le chef d’état-major général des armées, le Général de corps d’armée Lassina Doumbia, a précisé que l’objectif principal est de tester la cohérence opérationnelle entre les troupes. A l’en croire, cet exercice permet d’identifier les faiblesses, d’améliorer la réactivité et de vérifier l’efficacité des moyens engagés sur le terrain. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’un entraînement technique, mais d’une véritable répétition générale des opérations de sécurisation du scrutin. Le général Doumbia insiste sur la nécessité d’une parfaite synchronisation entre police, gendarmerie et armée, afin d’éviter les couacs constatés lors de précédentes échéances électorales.
Pendant six jours, les habitants de Bonoua et de Grand-Bassam verront circuler des véhicules blindés, des camions militaires et plusieurs détachements d’hommes en armes, de jour comme de nuit. Ces mouvements pourraient créer du bruit et quelques perturbations dans les quartiers concernés. L’état-major a présenté ses excuses aux populations pour ces désagréments, tout en les rassurant : toutes les dispositions sont prises pour leur permettre de vaquer librement à leurs activités. « Les opérations ne viseront qu’à tester les capacités d’intervention et ne perturberont pas le fonctionnement normal des villes », a-t-il assuré.
À l’approche du 27 décembre, l’enjeu est de taille. Les forces de sécurité veulent éviter tout débordement, assurer la sécurité des électeurs, protéger le matériel électoral et permettre à chaque citoyen d’exprimer son choix dans un climat apaisé. Cet exercice apparaît donc comme un message clair : l’État ivoirien entend garantir des élections sécurisées, transparentes et sereines. Les populations de Bonoua et de Grand-Bassam ouvrent le bal de cette préparation nationale qui pourrait s’étendre à d’autres régions dans les jours à venir.
E.KOUAKOU