|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Les Paraguayens avaient averti avant le match, ils n’ont peur de personne dans cette Coupe du monde. Courageux mais pas téméraire non plus, le sélectionneur de l’Albirroja, Gustavo Alfarro a quand même pris soin d’aligner cinq défenseurs, soit un de plus que lors de l’exploit de son équipe contre l’Allemagne au tour précédent. Des Paraguayens sans peur donc mais pas non plus complètement sereins face à la menace que représente le quatuor offensif de feu formé par Mbappé – Olise – Dembélé et Barcola.
Réputée défensive, l’Albirroja n’a une fois de plus pas failli à sa réputation mais dans ce « remake » du huitième de finale de la Coupe du monde 1998, les Français auront mis beaucoup moins de temps à forcer le verrou paraguayen. Certes, cette fois les Bleus n’ont pas eu à aller jusqu’en prolongation pour s’extirper du piège paraguayen, mais la physionomie du match aura été peu ou proue la même que celle de la rencontre du 28 juin 1998.
Plutôt limités footballistiquement, les hommes de Gustavo Alfarro ont joué avec leurs armes : refus du jeu, agressivité, provocation verbale et roublardise pour tenter de faire sortir les Français de leur match. Un vrai traquenard que les Français ont la plupart du temps su plutôt bien gérer malgré des moments de forte tension avec des Paraguayens souvent plus déterminés à faire dégoupiller les Bleus plutôt que de jouer au football. Bien aidé en cela par la mansuétude de l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev qui ne dégainera jamais de carton jaune malgré les multiples fautes paraguayennes.
Sous une chaleur écrasante qui n’a pas aidé à mettre de l’intensité, la première période a été très pauvre en occasions malgré la nette domination de l’équipe de France et la confirmation de sa solidité défensive incarnée par un Dayot Upamecano impérial en défense centrale. Le retour des vestiaires a rapidement pris des airs d’attaque-défense, mais l’étincelle que les Bleus cherchaient désespérément est finalement venue du banc de touche. Désiré Doué rentré quelques minutes plus tôt à la place de Barcola s’est infiltré dans la défense paraguayenne avant de se faire grossièrement faucher dans la surface par Diego Gomez. Il aura alors fallu l’aide de la Var, pour que l’arbitre ouzbek ne désigne le point de penalty pour une faute pourtant assez évidente.
Dès lors, qui d’autre que Kylian Mbappé pour transformer l’essai et délivrer les Français après 69 minutes d’attente interminable ? Avec cette nouvelle réalisation, le capitaine français revient à égalité dans le duel a distance qu’il se livre avec Lionel Messi. Les deux joueurs cumulant à sept buts chacun.