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Des perquisitions de policiers dans les locaux de la Commission européenne : la scène s’est déroulée ce jeudi alors même que les 27 dirigeants européens se retrouvaient dans le nord de la Belgique pour un sommet informel consacré aux questions économiques.
À l’origine de l’enquête, la vente d’une partie des immeubles de bureaux détenus par la Commission, en raison du développement du télétravail. Objectif annoncé : réduire d’environ 25 % la superficie des bureaux utilisée par l’institution européenne.
En 2024, un accord est conclu avec l’État belge qui prévoit la vente de 23 bâtiments pour un montant estimé à l’époque à 900 millions d’euros. Selon le Financial Times, qui a révélé les perquisitions ce jeudi, le parquet européen refuse pour l’instant de donner davantage de détails sur l’enquête afin de ne pas l’entraver.
Cependant le quotidien britannique rappelle que la Cour des comptes européenne s’est déjà inquiétée de plusieurs irrégularités dans cette vente, à commencer par le fait que seul l’État belge, par le biais de son fonds d’investissement, a été en mesure de participer à l’appel d’offres.
La Commission assure toutefois que le processus s’est déroulé dans les règles, et qu’elle coopérera pleinement avec le parquet européen et les autorités belges pour une « enquête approfondie et indépendante ».
J.F.PAGNI