Dans le cadre de cette croisade, une note de service datant du 21 février 2025, prise par le Directeur de l’Administration Pénitentiaire en vertu de l’arrêté du 18 août 2023, réglemente désormais la gestion des espaces communs, notamment la cour centrale de promenade, identifiée comme un haut lieu de trafics divers.
L’application de cette nouvelle mesure n’a pas été sans résistance. Lundi 14 avril 2025, des détenus, opposés à la réorganisation de leurs espaces, ont manifesté leur mécontentement en saccageant certaines installations, y compris les grilles de séparation entre les différentes structures du Pôle Pénitentiaire.
Grâce à l’intervention rapide et coordonnée des agents pénitentiaires, avec l’appui de la Police et de la Gendarmerie nationales, l’ordre a pu être rétabli sans perte en vies humaines. La Direction de l’Administration Pénitentiaire, par la voix de son Directeur, Célestin Doheuly Kamin, a salué le professionnalisme de ses agents et réaffirmé sa détermination à garantir la sécurité au sein des établissements carcéraux de Côte d’Ivoire.
Selon un communiqué signé de la direction de l’administration pénitentiaire, l’opération de rétablissement de l’ordre n’a occasionné aucun mort. Toutefois, il est à déplorer douze (12) blessés parmi les détenus. Ces derniers ont été pris immédiatement en charge par les services de santé.
Ladite note mentionne que la manifestation fait suite à l’application d’une décision. Celle conformément à l’article 12 de l’arrêté n°209/MJDH/DAP du 18 août 2023 portant création du Pôle pénitentiaire d’Abidjan (Ppa), la note de service n°127/MJDH/DAP du 21 février 2025, pour réglementer la gestion des espaces communs, notamment de la cour centrale de promenade, devenue le principal lieu de tous les trafics.
Le communiqué souligne par ailleurs que, depuis quelque temps, l’administration pénitentiaire a engagé une lutte acharnée contre l’introduction et la circulation des substances interdites, notamment de la drogue dans les établissements pénitentiaires de Côte d’Ivoire.
Déterminé à stopper la circulation de la drogue dans les établissements pénitentiaires en Côte d’Ivoire, des actions menées ont permis de saisir diverses quantités de drogue à la Maison d’arrêt et de correction de Bouaké, à la Maison pénale de Bouaké et récemment au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. C’est donc pour donner un cadre plus saint aux détenus que le directeur fait appliquer l’article 12.
E.KOUAKOU