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Le dernier rapport du Bureau of Labor Statistics sur le marché de l’emploi aux États-Unis contient une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : dans le pays, le chômage plafonne à 4 %. Un chiffre qui montre que, globalement, “les employeurs américains ont conservé leurs salariés alors même que les embauches ont ralenti”, commente The Washington Post. La mauvaise : le nombre de créations d’emplois – 143 000 au total en janvier – reste effectivement au-dessous des prévisions. La faute aux incendies de Los Angeles et aux violentes tempêtes hivernales, “qui ont freiné la création d’emplois”, estime le quotidien.
Il est au moins un secteur dans lequel ce début d’année ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices aux États-Unis : la tech. En se fondant sur les données recueillies par le site WARNTracker.com, Newsweek propose une carte qui permet de visualiser le nombre de licenciements par État. Et c’est la Californie, fief de la big tech, qui ressort en rouge vif, avec 5 483 licenciements signalés en janvier. “Perturbées” par l’intégration de l’IA, explique l’hebdomadaire, de nombreuses entreprises technologiques “envisagent des initiatives” en matière d’efficacité et de productivité.
Coups de balai annoncés
Ainsi Meta, la maison mère de Facebook, qui a déjà licencié plus de 21 000 employés depuis 2022, se prépare à se séparer de 5 % de ses effectifs, soit environ 3 600 personnes. Son PDG, Mark Zuckerberg, a déclaré avoir “décidé de relever la barre en matière de gestion des performances”, selon une note interne consultée par Business Insider. Chez Microsoft aussi on prévoit des suppressions d’emplois, tout en refusant de préciser le nombre d’employés concernés. Même scénario chez Amazon, qui réduit les effectifs des services Communication. Enfin, Salesforce, le leader des logiciels de gestion de clientèle, a annoncé vouloir licencier plus d’un millier de salariés, rapporte Bloomberg.
Mais les géants ne sont pas seuls à annoncer des coups de balai. Fast Company signale par exemple le cas de la plateforme de paiement Stripe, où quelque 300 postes sont supprimés. L’année 2025 sera-t-elle une répétition de 2022 et 2024, qui ont vu des centaines de milliers d’emplois passer à la trappe dans le secteur ? Impossible de répondre à ce stade, estime Fast Company. Les précédentes vagues de licenciements étaient censées corriger la “surembauche” des années de pandémie, “quand les entreprises technologiques faisaient face à une augmentation rapide du nombre d’utilisateurs et de clients”. Or, désormais, la principale menace sur l’emploi, c’est l’IA, mais il est trop tôt pour savoir dans quelle mesure elle va se concrétiser dès les prochains mois.
Depuis le 1er janvier, 42 sociétés technologiques ont licencié au total près de 11 000 employés, selon le site Layoffs. fyi. Pour le moment, on est encore loin des 152 000 licenciements comptabilisés l’année dernière.
Source courrier international