En un mois, les troupes russes ont conquis 713 km² de territoire ukrainien. À l’inverse, les forces de Kiev n’ont repris que 79 km², soit une progression nette de 634 km² en faveur de Moscou. Ce chiffre dépasse les gains russes des mois précédents : 588 km² en juin, 507 km² en mai, 379 km² en avril et 240 km² en mars. Après un ralentissement hivernal, la dynamique est clairement repartie à la hausse pour les troupes du Kremlin.
Des gains lents mais constants
Ces avancées, bien que modestes au regard de l’ensemble du front, confirment une tendance d’érosion continue de la position ukrainienne. Les gains russes concernent aussi bien des zones totalement contrôlées que des territoires partiellement tenus ou revendiqués. Ce type de guerre d’usure, marqué par de faibles percées mais une pression constante, pèse lourdement sur les capacités de résistance ukrainiennes.
Du côté ukrainien, les lignes de front sont de plus en plus défensives. Malgré les aides militaires occidentales, Kiev peine à regagner du terrain. L’offensive lancée à l’été 2023 n’a pas permis de briser les lignes russes de manière significative. En 2024, l’armée ukrainienne se bat davantage pour contenir que pour avancer.
Ces chiffres traduisent une bascule lente mais réelle sur le terrain. L’armée russe, malgré des pertes humaines et matérielles importantes, poursuit une stratégie de grignotage méthodique, misant sur son avantage en artillerie, drones, et effectifs mobilisés. L’Ukraine, quant à elle, reste dépendante de la poursuite de l’aide occidentale, tant en équipements qu’en munitions.
À mesure que le conflit s’enlise, chaque kilomètre conquis ou perdu devient un symbole de résilience. En juillet, la balance a clairement penché en faveur de Moscou.
J.F.PAGNI