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Dès sa prise de fonction, Moussa Diarra et son équipe se sont attelés à redonner vie à des compétitions nationales. L’on note la reprise de la Supercoupe, après plusieurs années d’absence, l’organisation des championnats N1, N2, N3 et jeunes en seulement quatre mois, malgré un démarrage tardif lié aux élections et à la Can 2024. Le retour du championnat Espoir et la relance des tournois 3×3, désormais présents à Abidjan et dans d’autres régions et la Coupe nationale 2024, une compétition inclusive intégrant les vétérans, la Silver League et les clubs régionaux. Ces efforts ont été renforcés par une augmentation significative des récompenses attribuées aux vainqueurs et par des subventions concrètes notamment la prise en charge des frais médicaux, des licences et des rafraîchissements pour tous les clubs et le soutien financier direct aux clubs de N1. La Côte d’Ivoire a été désignée pour accueillir l’Afrobasket féminin 2025, une reconnaissance des efforts structurels entrepris par la Fibb. Par ailleurs, le pays s’est illustré dans des initiatives formatrices comme l’organisation du Fiba Régional Youth Camp Girls 2024, ou encore la participation de l’équipe U13 à un tournoi en France, témoignant de l’importance accordée à la relève.
L’accent a été mis sur la formation des acteurs du basketball, l’organisation de plusieurs ateliers pour les arbitres et entraîneurs, la mise en place de formations diplômantes Fiba Level 1 et Level 2, offrant aux techniciens locaux une certification reconnue à l’international. Sous l’ère Diarra, la Côte d’Ivoire a renforcé sa présence sur la scène internationale. Cela assortie d’une qualification dès la première fenêtre pour l’Afrobasket masculin 2025, le maintien de la Côte d’Ivoire à la 1re place du classement africain Fiba entre février et août 2024, l’organisation réussie de la phase qualificative de la Zone 3 pour l’Afrobasket U18 et le retour des équipes féminines à l’international, avec notamment la victoire de l’équipe Fba lors des qualifications pour la Women Basketball League Africa, une première en 15 ans.

Améliorations de la Gouvernance
L’administration de la Fibb a également connu un vent de modernisation et de structuration. Moussa Diarra a doté la fédération d’un et recruté un personnel permanent. Il a tenue trois Assemblées générales, avec une forte participation (75 % en moyenne) et permis aux clubs d’adopter de nouveaux textes, incluant des statuts révisés et un code électoral modernisé. La digitalisation des processus administratifs (licences et qualifications des joueurs) a été bien accueillie. Tout comme la certification des comptes par un cabinet d’expertise comptable, gage de transparence.
Perspectives
L’année écoulée montre une dynamique prometteuse, mais Moussa Diarra et son équipe devront maintenir le cap pour pérenniser ces acquis. Cela passe par le renforcement des infrastructures sportives, notamment dans les régions, pour favoriser un développement plus inclusif du basketball. L’augmenter les ressources financières à travers des partenariats privés et un lobbying efficace auprès des institutions est indispensable. Le Codir doit s’atteler à développer le basketball féminin pour consolider les récents succès et encourager la formation continue des acteurs, en vue de bâtir un écosystème robuste et compétitif.
L’ère Moussa Diarra s’annonce comme un tournant pour le basketball ivoirien. En une année, des bases solides ont été posées pour transformer durablement cette discipline. Si des défis persistent, notamment dans le financement et l’élargissement des infrastructures, l’élan impulsé par cette nouvelle gouvernance suscite espoir et adhésion. La balle est désormais entre les mains de tous les acteurs pour faire briller davantage la Côte d’Ivoire sur la scène du basketball africain et mondial.
A.KONE