Dans une vidéo diffusée avant un match de Ligue des champions asiatique, le week-end dernier, le portier (46 sélections) s’est amusé à prédire l’ordre dans lequel ses coéquipiers retrouveront le vestiaire d’Al-Ahli, une fois leur Can terminée. Le premier sur la liste ? Riyad Mahrez. « Dans l’ordre, Riyad va arriver en premier ici », a-t-il lancé, sourire narquois, sous le regard amusé de l’Algérien. Ce dernier, visiblement hilare, lui a rappelé que les Fennecs joueront presque à domicile, « chez les voisins », mais Mendy est resté inflexible.
Puis le champion d’Afrique 2022 s’est tourné vers Franck Kessié, milieu de terrain ivoirien, titré lors de la dernière édition et bourreau du Sénégal en huitièmes de finale. « Franck va suivre », a lâché le portier de 33 ans, visiblement sûr de son coup. Et le Sénégal dans tout ça ? Sans jamais évoquer directement un sacre, Mendy a tout de même laissé transparaître sa confiance : « C’est nous qui allons rester un peu. Je n’ai pas dit qu’on va gagner, mais moi je vais revenir le dernier au club. »
Cette séquence bon enfant illustre l’intensité qui entoure déjà la prochaine CAN. Le Sénégal, tenant du titre en 2022, cherchera à effacer l’échec de 2023. La Côte d’Ivoire, sacrée à domicile en janvier dernier, tentera de confirmer. Quant à l’Algérie de Mahrez, sortie dès la phase de groupes lors des deux dernières éditions, elle vise une rédemption.
Au Maroc, pays hôte et grand favori, les Lions de l’Atlas nourrissent eux aussi de grandes ambitions, devant leur public. Et si pour Mahrez, 33 ans, cette Can ressemble à une « dernière danse » avec la sélection, elle pourrait bien être celle de la confirmation pour Mendy et du doublé pour Kessié. Une chose est sûre : même dans les vestiaires d’Al-Ahli, la Can 2025 a déjà commencé.
A.KONE