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À l’issue de la messe qui débutera samedi 26 avril à 8h TU, le cercueil sera transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure dans le centre de Rome, dédiée à la Vierge, où le pape sera enterré conformément à sa volonté.
Le Saint-Siège a diffusé mardi matin les premières images du pape François dans son cercueil ouvert, encadré de deux gardes suisses, dans la chapelle de la résidence Sainte-Marthe du Vatican, où il vivait.
Sa dépouille sera transférée à la basilique Saint-Pierre mercredi à 7h TU, afin d’être exposée aux fidèles, sans catafalque, une demande du souverain pontife argentin qui a souhaité introduire plus de simplicité et de sobriété dans les rites funéraires papaux.
Mardi matin, une soixantaine de cardinaux se sont réunis à huis clos, notamment pour décider des modalités des funérailles. Les 135 cardinaux électeurs, qui sont âgés de moins de 80 ans, auront aussi la lourde tâche d’élire son successeur lors du conclave, qui devrait se réunir début mai. Les cardinaux se retrouveront à nouveau mercredi après-midi.
De nombreux dirigeants attendus
Depuis l’annonce des obsèques prévues samedi 26 avril, de nombreux dirigeants ont communiqué leur intention d’y assister. À l’instar de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky, français Emmanuel Macron ou américain Donald Trump, mais aussi le couple royal espagnol ou encore le Premier ministre britannique Keir Starmer. Le prince William va remplacer le roi d’Angleterre Charles III.
Questionné si Vladimir Poutine avait prévu de se rendre aux funérailles du pape, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu que le président russe « n’a pas de tel projet ». Le président argentin Javier Milei assistera aux obsèques du pape François. Il voyagera jeudi soir, accompagné d’une délégation
inhabituellement importante pour ses déplacements à l’étranger, avec notamment sa sœur Karina, secrétaire générale de la présidence, et plusieurs ministres dont le chef de la diplomatie Gerardo Werthein, a précisé la présidence dans un message à la presse. Le chef de cabinet des ministres, les ministres de la Sécurité, du Capital humain, ainsi que le porte-parole de la présidence, seront aussi du déplacement pour les obsèques du pape argentin, que Javier Milei avait rencontré au Vatican il y a un peu plus d’un an.
Enfin, même le Timor Oriental, petit état d’Asie, à plus de 12 500 kilomètres de Rome et où presque tous les habitants sont catholiques, sera représenté par son président et un ministre.
Cinq jours de deuil national en Italie, un en Pologne
Le gouvernement italien a décrété mardi 22 avril un deuil national de cinq jours à la suite de la mort du pape. La période débute immédiatement et s’achève samedi, le jour de ses funérailles, a déclaré le ministre de la Protection civile Nello Musumeci.
Pays à tradition catholique, la Pologne observera un jour de deuil national samedi pour les obsèques du pape François, a annoncé mardi 22 avril la présidence. « Suite au décès du Saint-Père, le président Andrzej Duda a décidé de décréter le jour des funérailles, le 26 avril, jour de deuil national », a indiqué la présidence polonaise sur X, en précisant que le chef de l’État et son épouse se rendraient aux obsèques du pape au Vatican.
Un afflux de pèlerins venus rendre hommage au pape François
Ils sont une quinzaine à s’approcher en groupe et en prière, relate notre envoyé spécial au Vatican, Daniel Vallot. À leur tête, un homme porte un lourd crucifix de bois, mais avant d’arriver dans la basilique, ils devront patienter devant les barrières installées tout autour de la place Saint-Pierre. Dans la foule, nous rencontrons Ricardo Sanchez, un Péruvien installé à Rome depuis des années, et qui garde en mémoire un pape accessible, un pape populaire et proche des gens.
« Il parlait toujours de la paix, et il parlait contre la guerre », souligne le pèlerin. « Il parlait aussi beaucoup des discriminations des pays riches envers l’Afrique, et il s’est toujours opposé à cela ! et puis il a toujours été du côté des personnes pauvres et modestes. Il était proche des gens, il se rapprochait d’eux, il les touchait et les enfants pouvaient aussi l’approcher ! C’était un pape comme ça, un pape proche du peuple. »
La place Saint-Pierre se remplit progressivement des fidèles qui veulent rendre hommage au Pape décédé, mais il faudra attendre demain pour pouvoir se recueillir auprès de la dépouille de Françoise qui sera exposée dans la basilique.
RFI