Interrogé sur la non-entrée en jeu de Patrick Zabi, convoqué pour la première fois avec les A, Renard n’a pas esquivé. Alors que le jeune milieu du Paris FC était très attendu, le sélectionneur a assumé son choix de le laisser sur le banc : « J’aimerais bien faire plaisir à tout le monde, mais le fait est que mon métier, ce n’est pas de faire plaisir. Je suis là pour être performant et gagner les matchs. »
Une réponse qui dépasse le seul cas de Zabi. À travers cette sortie, Renard rappelle surtout qu’il entend rester maître de ses choix et de la gestion de son groupe. Le sélectionneur français a ensuite tenu à préciser sa pensée, afin d’éviter que sa décision ne soit interprétée comme un désaveu du jeune talent ivoirien. « Ça ne veut pas dire que s’il avait été là, on n’allait pas gagner le match, mais il y a une gestion à bien faire et il ne faut pas faire les choses n’importe comment », a-t-il expliqué.
Le contexte de la rencontre aurait pourtant pu favoriser les débuts de Zabi. Après l’ouverture du score de Malick Yalcouyé juste avant la pause, Franck Kessié a doublé la mise sur penalty, plaçant les Éléphants dans une situation favorable. Mais au moment de procéder à ses changements, Renard a privilégié d’autres options. Christ Inao Oulaï, Elye Wahi et Bazoumana Touré ont notamment foulé la pelouse, tandis que Zabi est resté sur le banc.
À 18 ans, Patrick Zabi devra donc encore patienter avant de connaître sa première sélection. Sa présence dans le groupe constitue déjà une étape importante, mais Renard ne semble pas vouloir brûler les étapes. Et au-delà du cas du joueur du Paris FC, le sélectionneur a profité de cette première sortie pour rappeler sa ligne de conduite : ses choix seront guidés par la performance et la gestion de son groupe, pas par la volonté de satisfaire les attentes extérieures.
Eric KOUAKOU