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Déclaration de la FIDHOP
1/ UNE SITUATION INDIGNE D’UN ÉTAT DE DROIT !
Au moment où la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens célèbrent le 65ème Anniversaire de l’Indépendance du pays,
La FIDHOP, la Fondation Internationale pour l’observation et la surveillance des Droits de l’homme et de la vie Pacifique, constate avec inquiétude et consternation, depuis début Juin 2025, dans le contexte de la crise préélectorale que vit la Côte d’Ivoire avant le scrutin présidentiel d’Octobre 2025, une vague d’enlèvements et d’arrestations de personnes, en violation du Droit ivoirien et du Droit international. Après quoi, ces personnes seraient soumises à des actes de tortures, soit dans les sous-sols de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), soit dans les locaux de l’ancien hôtel Sebroko, qui fut utilisé comme siège de l’ONUCI, soit à l’école de la Gendarmerie, jusqu’à ce que mort s’en suive…
La FIDHOP allègue le cas du célèbre Cyberactiviste d’origine burkinabé, surnommé ALINO FASO, arrêté en Janvier 2025 et qui a trouvé la mort récemment au sein de l’école de la Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.
Le PDCI-RDA que préside l’ex Ministre TIDJANE THIAM, continue de dénoncer une vague d’interpellations et d’enlèvement visant les jeunes cadres de ce parti : six (06) responsables des jeunes ont été arrêtés depuis le mois dernier;
ce sont :
-YAO INNOCENT, Président de la JPDCI Rurale;
-KOUADIO N’DRI HENRI JOËL, Président de la JPDCI Universitaire;
-DJABIA KOUAKOU JEAN PAUL, Secrétaire Général de la JPDCI Universitaire;
-ATTOH JEAN PHILIPPE, Secrétaire National à la Sécurité et Protocole;
-BLÉ EMMANUELLI, Secrétaire à l’org. de JPDCI-U; et
-KAMENAN AXEL N’GUETTA LUDOVIC, alias MACRON 1er, condamné pour « outrage au Chef de l’État ».
De son côté, le PPA-CI du Président LAURENT GBAGBO dénonce les enlèvements, à la veille de la Commémoration de l’indépendance du pays, précisément le 02 Août dernier, de ses militants toujours portés disparus :
-PASCALE ZAHOLY, Députée suppléante de Yopougon;
-KADO GNÉGBRÉ, avec ses frères;
-JOSUÉ KOUAMÉ;
-KOUASSI BROU;
-ÉRIC KOGO;
-FOFANA SOULEYMANE; et
-ZOH INZA.
Les personnes les plus chanceuses parmi les ciblées, qui ont pu se dérober aux stratagèmes des « ENCAGOULÉS » du régime Ouattara, sont contraintes à l’exil : c’est le cas de :
-Dr BOGA SAKO GERVAIS, Président-Fondateur de la FIDHOP et de GRADDH-AFRIQUE;
-Dr BREDOUMY SOUMAILA, Député et Porte-parole du PDCI-RDA;
-Dr OSMAN CHÉRIF, Secrétaire National de la JPDCI en charge des Relations Extérieures.
2/ LES ANALYSES DE LA FIDHOP FACE À CETTE SITUATION :
La FIDHOP tient tout d’abord à rappeler deux principes sacro-saints des Droits de l’Homme prévus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’homme du 10 Décembre 1948:
Article 5: Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6: Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
De plus, la FIDHOP rappelle ce qui suit.
- L’arrestation, la détention, ou la séquestration d’une ou plusieurs personnes, sans ordre des Autorités constituées et hors les cas où la loi l’ordonne, constitue des infractions aux termes des articles 373 et 374 du Code pénal ivoirien.
- Nul ne doit être soumis à une disparition forcée, conformément à l’article 7-1-i du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) auquel la Côte d’Ivoire est Partie, et de l’article 1er de la Convention internationale pour la protection de toutes personnes contre les disparitions forcées ratifiée par la Côte d’Ivoire.
- La torture constitue un crime contre l’humanité conformément à l’article 7-1-f du Statut de la CPI, et est interdite par l’article 2 de la Convention internationale contre la torture ratifiée par la Côte d’Ivoire.
- Il est du devoir de l’Etat ivoirien de protéger tous les citoyens ivoiriens et toutes personnes vivant en Côte d’Ivoire contres ces infractions et, d’en rechercher et arrêter les auteurs en cas de leur commission, à travers des enquêtes sérieuses, impartiales et sans complaisance.
- Toute négligence d’un Etat à poursuivre des crimes aussi graves sur son territoire est considérée en droit international et par la Cour pénale internationale comme une base de la responsabilité des supérieurs hiérarchiques qui l’incarnent, notamment le Chef de l’Etat, ses ministres, les Autorités judiciaires, les chefs militaires… (Article 28 du Statut de Rome).
- Donc, le silence, la passivité et le flou entretenus par le Gouvernement ivoirien et le Procureur de la République sur les enlèvements, les disparitions forcées, les tortures et les arrestations extrajudiciaires, les rendent ainsi complices des auteurs de ces infractions.
- Ces crimes relèvent non seulement de la compétence de la Justice ivoirienne mais également de la Cour pénale internationale.
D’où la décision suivante de la FIDHOP.
3/ LA FIDHOP VA SAISIR LA CPI:
Au regard de la gravité de la situation, qui pourrait s’empirer au fur et à mesure que l’on s’avance vers le 25 Octobre 2025,
- La FIDHOP interpelle le Procureur de la République et le Gouvernement ivoirien à mettre fin à ces pratiques qui n’honorent guère la Côte d’Ivoire !
- La FIDHOP se réserve le droit de saisir toutes les instances internationales à ce sujet, notamment le Procureur de la Cour pénale internationale !
Fait à WASHINGTON, USA,
Le 7 Août 2025
Dr BOGA SAKO GERVAIS,
Président-Fondateur de la FIDHOP