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À travers une analyse approfondie de la liste électorale de 2024, le parti de Pascal Affi N’Guessan a mis en lumière plusieurs irrégularités et proposé des solutions pour garantir des élections plus crédibles.
Selon les résultats présentés le samedi 29 mars par Apollos Dan Thé, vice-président du FPI, entre 2 et 6 millions d’électeurs seraient inscrits avec des identités incomplètes, en violation de l’article 7 du Code électoral.
Lors de sa conférence de presse au siège de ce parti à Abidjan, Apollos Dan Thé a rappelé que l’article 7 du Code électoral impose aux électeurs de fournir des informations complètes, incluant leur nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, profession, domicile, ainsi que l’identité complète de leurs parents. Or, l’analyse du FPI révèle qu’en 2024, près de 500 000 personnes n’ont pas dûment déclaré leur propre identité ni celle de leurs parents.
« Sur la violation de l’article 7 du Code électoral, nous disons qu’il y a eu des inscriptions massives sur la liste électorale en 2020, 2023 et 2024 de personnes qui ne remplissaient pas les critères de l’article 7 du Code électoral pour être sur la liste électorale », a-t-il soutenu.
« Ces cas sont entre 2 et 6 millions sur la liste provisoire de 2024 et parmi ces cas, il y a près de 500 000 qui n’ont pas décliné suffisamment leur propre identité, ni celle de leurs parents », a fait remarquer Apollos Dan Thé, face à la presse.
Les chiffres avancés par le FPI montrent une progression constante des irrégularités. En 2015, 18 % des électeurs avaient des identités incomplètes, contre 21 % en 2016, 30 % en 2020, et 34 % en 2023. Pour 2024, le constat est alarmant : sur les 8 981 312 électeurs inscrits, 6 272 013 seraient en violation de l’article 7, soit un taux record de 70 %.
L’analyse démontre que de nombreux électeurs sont enregistrés sous des mentions vagues telles que « Inconnu », « Non déclaré », ou encore « Indéterminé ». Apollos Dan Thé s’est interrogé sur la manière dont la Commission électorale indépendante (CEI) a pu laisser passer de telles anomalies. Pour lui, « une liste électorale opaque ne peut aboutir à des élections transparentes ».
Face à ces graves irrégularités, le FPI demande l’ouverture d’une enquête afin de comprendre comment ces inscriptions ont été validées. Le parti exige un audit indépendant de la liste électorale pour garantir un scrutin transparent et éviter toute contestation lors de la présidentielle d’octobre 2025.
E.KOUAKOU