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Les prérogatives de la CENI seront désormais exercées au Burkina par le ministère en charge de l’Administration territoriale.
Le texte, composé de cinq articles, consacre dans son premier article la dissolution de la CENI. Le second transfère l’ensemble de ses missions et compétences au ministère de l’Administration territoriale, tandis que le troisième prévoit le transfert de ses biens, archives et documents. Les articles 4 et 5 portent respectivement sur les dispositions abrogatoires et la formule exécutoire.
Selon le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, cette réforme vise à « renforcer la cohérence institutionnelle avec la Charte de la Transition et à rationaliser le fonctionnement de l’État ».« Nous avons procédé à une étude des institutions existantes et constaté que la CENI ne correspondait plus aux réalités sociopolitiques actuelles, en plus d’être budgétivore », a-t-il expliqué.
Le budget annuel de fonctionnement de la CENI, estimé à près de 500 millions de francs CFA en dehors des périodes électorales, a été jugé excessif dans un contexte de rigueur budgétaire. Le ministre Zerbo a précisé que cette décision s’inscrit dans la continuité des assises nationales du 25 mai 2024, qui avaient recommandé une meilleure rationalisation des structures de l’État et prolongé la durée de la Transition.
Concernant les 104 agents de la CENI, dont trois contractuels, un comité a été mis en place pour superviser le transfert et la réaffectation des ressources humaines et matérielles. « Ce qui est utile sera utilisé », a rassuré le ministre, évoquant la possibilité de réorienter le personnel et de redistribuer les équipements.
Créée en 2004, la CENI a longtemps été l’organe central de l’organisation des scrutins au Burkina Faso. Avec sa dissolution, cette mission revient désormais au ministère de l’Administration territoriale, conformément à la nouvelle architecture institutionnelle définie par la Transition.
APA