S’exprimant lors d’un point de presse tenu au siège de l’institution, au Plateau, le président du CCC, Yves Brahima Koné, a tenu à rassurer les producteurs et les acteurs de la filière, affirmant que « le cacao se décharge normalement » dans les installations portuaires. « Hier encore, près de 300 camions ont été déchargés et les opérations se sont déroulées sans difficulté », a-t-il déclaré, invitant les journalistes à constater la situation sur le terrain.
Ces précisions interviennent après des déclarations de certains syndicats de producteurs, notamment l’ANAPROCI et le SYNAPCI, qui ont affirmé en décembre que près de 700 000 tonnes de cacao seraient bloquées dans les zones de production, soit environ la moitié de la récolte nationale. « Ces chiffres sont faux », a tranché M. Koné, les qualifiant de « pure désinformation ».
Concernant les informations faisant état de camions immobilisés aux abords du port, le président du CCC a expliqué que ces véhicules ne disposent pas de connaissances, documents obligatoires autorisant le transport du cacao depuis les zones de production. « Depuis 2018, aucun camion ne peut quitter une zone de production sans connaissance validée. Tout chargement sans document est dans l’illégalité et relève de la fraude », a-t-il insisté, précisant que ces chargements ne seront pas déchargés dans les usines agréées par le système du Conseil.
Yves Brahima Koné a également rappelé que la campagne café-cacao 2025-2026, ouverte le 1er octobre, a été marquée par la fixation d’un prix bord champ historique de 2 800 FCFA le kilogramme, apprécié par le monde paysan. Selon lui, certaines pressions observées sur le marché viseraient à rétablir en cause ce niveau de rémunération, jugé trop élevé par certains acteurs.
« L’acteur principal pour le gouvernement, c’est le producteur. Chaque fois qu’il est possible de mieux rémunérer le paysan, nous le ferons », a-t-il affirmé, soulignant que « sans planteurs, il n’y a pas de cacao, et sans cacao, il n’y a pas de chocolat ». Reconnaissant l’existence de tensions récurrentes en début de campagne, le président du CCC a assuré qu’aucune campagne cacao ne s’est jamais achevée en Côte d’Ivoire avec des stocks invendus.
E.KOUAKOU