Pendant une semaine, les rives de la lagune Aby accueilleront des milliers de festivaliers venus de toutes les régions du pays et de la sous-région pour célébrer le patrimoine culturel, les traditions lagunaires et les potentialités touristiques de la ville. Cette année, les régions de la Mé et de l’Agnéby-Tiassa seront les invitées d’honneur, tandis que le Guémon, avec le département de Facobly en invité spécial, apportera sa richesse culturelle à cette grande fête populaire.
Les courses de pirogues, symbole vivant du festival
Épreuve emblématique du Elê Festival, les courses de pirogues demeurent le cœur battant de la manifestation. Sur les eaux de la lagune Aby, les équipages s’affronteront dans des compétitions spectaculaires où endurance, coordination et maîtrise de la pagaie feront la différence. Selon le commissaire général du festival, le colonel Atchet Bilé, cette édition marque une étape importante dans l’histoire de l’événement. Il a rappelé que le festival repose sur trois piliers fondamentaux : le tourisme, la culture et le sport, réunis cette année dans une vision commune de développement durable. « La course de pirogues reste l’activité phare du festival », a-t-il souligné, annonçant la participation de 24 équipes, dont plusieurs délégations venues du Ghana et du Bénin.
Autre innovation majeure : la revalorisation significative des récompenses destinées aux athlètes. L’enveloppe globale passe de 6 à 9 millions de francs CFA, dont 3 millions de francs CFA pour l’équipe victorieuse.
Des innovations pour une édition anniversaire
Pour marquer cette dixième édition, plusieurs nouveautés viendront enrichir la programmation. Les organisateurs ont notamment annoncé le lancement de Miss Elê Festival, destiné à promouvoir l’élégance et les valeurs culturelles locales, ainsi que Elê Kids, un espace dédié aux enfants.
Le public découvrira également Elê Talent, une plateforme de valorisation des jeunes talents, des balades lagunaires destinées à faire découvrir les richesses naturelles de la région, ainsi qu’Elê Vert, un ambitieux programme environnemental prévoyant l’aménagement d’un site de deux hectares consacré au reboisement.
Au-delà du sport, le festival mettra à l’honneur les danses traditionnelles, le théâtre scolaire, les défilés de tenues patrimoniales, l’art culinaire local ainsi que de grandes soirées artistiques qui animeront la place Ado.
Dix ans d’un projet devenu levier de développement
Moment fort de la cérémonie de lancement, l’intervention du ministre Hien Yacouba Sié, député-maire d’Adiaké et initiateur du festival, a permis de mesurer le chemin parcouru depuis la création de l’événement.
Évoquant « dix années d’engagement, de passion et de persévérance », il a rappelé que le Elê Festival est né d’une conviction forte : le développement d’un territoire passe aussi par la valorisation de son identité culturelle et de son patrimoine humain. « Notre objectif est de faire d’Adiaké une destination moderne, attractive et compétitive tout en préservant son identité et son environnement », a-t-il déclaré.
Pour l’élu local, les résultats sont aujourd’hui visibles. D’une simple célébration centrée sur les courses de pirogues et les traditions locales, le festival est devenu un puissant outil de promotion territoriale attirant chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.
Le ministre a notamment mis en avant les retombées économiques de l’événement, qui favorise les investissements, stimule l’activité commerciale et touristique et contribue à la création d’opportunités pour les populations locales.
Un moteur de transformation pour Adiaké
L’essor du Elê Festival accompagne la dynamique de développement engagée dans la commune. Le député-maire a rappelé les nombreux investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures routières, de l’accès à l’eau potable, de l’électricité, du sport et du tourisme. Cette transformation se reflète également dans le paysage économique local. En une décennie, l’offre d’hébergement s’est considérablement développée, tandis que le secteur immobilier connaît une croissance soutenue portée par l’attractivité grandissante de la destination.
Au-delà de ses retombées économiques, le festival s’impose désormais comme un véritable instrument de cohésion sociale et de brassage culturel. L’accueil des régions de la Mé, de l’Agnéby-Tiassa et du Guémon illustre cette volonté de renforcer le vivre-ensemble et l’unité nationale. « Le Elê Festival n’est plus seulement celui d’Adiaké. Il est désormais un patrimoine partagé par tous les Ivoiriens », a affirmé le ministre.
Edition placée sous le signe de l’ambition
Le préfet du département d’Adiaké a, pour sa part, salué l’engagement de l’ensemble des acteurs mobilisés autour de l’organisation du festival avant d’inviter les populations à se mobiliser massivement pour cette édition anniversaire.
Placée sous le parrainage des ministres Hien Siandou Fofana, Françoise Remarck et Adjé Silas Metch, et sous le haut patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette 10e édition entend confirmer le statut du Elê Festival comme vitrine du tourisme culturel ivoirien.
Entre compétitions sportives, découvertes touristiques, gastronomie, spectacles et rencontres culturelles, Adiaké s’apprête à offrir une semaine de célébration à la hauteur de ses ambitions. Dix ans après sa création, le Elê Festival continue d’écrire son histoire et de porter toujours plus loin le rayonnement de la lagune Aby et de toute la région du Sud-Comoé.




Eric KOUAKOU