Soucieux de l’avenir de ces apprenants et compatissant à la situation de vulnérabilité des déguerpis, le Conseil national des droits de l’Homme (Cndh) appelle à une réponse urgente, humaine et concertée. Ci-joint le communiqué du Cndh.
« Face à la détresse des populations affectées par l’opération de déguerpissement de Koumassi-Campement, le Conseil national des droits de l’Homme (Cndh) s’est rendu sur le terrain pour constater la situation des populations occupant encore l’école primaire Bad afin de contribuer à la recherche de solutions.
L’institution appelle notamment à protéger les personnes vulnérables, à harmoniser les listes des ménages affectés et à libérer les espaces scolaires encore occupés en cette rentrée scolaire.
Les femmes et les enfants figurent parmi les principales préoccupations du Cndh. Le président du Cndh, le Dr Adjelou Christian Arnaud a rappelé que les enfants, qui n’ont pas choisi les circonstances dans lesquelles ils se retrouvent aujourd’hui, ne doivent pas voir leur avenir compromis par les difficultés liées au relogement de leurs familles.
L’éducation, la santé et l’accès à l’emploi étant des piliers essentiels d’une vie digne. Le Cndh appelle donc à une attention particulière aux enfants déplacés et à la nécessité de leur permettre de poursuivre leur scolarité dans des conditions normales.
Une situation particulière préoccupe le Cndh : l’occupation de certains espaces scolaires par des familles sans solution de logement. Le Cndh, tout en exprimant sa solidarité à ces familles, dont certaines ne disposent manifestement pas des moyens nécessaires pour accéder immédiatement à un logement, note que ces espaces doivent retrouver leur vocation première.
C’est pourquoi le président du Cndh appelle à la libération de l’école primaire Bad tout en insistant sur la nécessité de privilégier le dialogue et l’accompagnement.
Cette position est également partagée par le chef de quartier, qui affirme n’avoir jamais demandé aux familles d’occuper les écoles. Il estime que ces établissements doivent servir à l’instruction des enfants et que leur libération doit pouvoir se faire par la négociation ».
Axel KONE