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Cet opérateur économique, cité dans une vaste affaire de falsification de documents et d’expropriation de biens fonciers, a été entendu pendant 10 heures avant d’être autorisé à rentrer chez lui, ce lundi 24 mars 2025. Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré sur le contenu de ses échanges avec les enquêteurs.
Toutefois, des sources concordantes indiquent que Komé Bakary et son complice, Traoré Gnounvié, ont été inculpés la semaine dernière pour « faux en écriture privée, faux commis dans un document administratif et usage de faux ». Ils sont également interdits de quitter le territoire ivoirien jusqu’à la fin des enquêtes judiciaires en cours dans le cadre des litiges fonciers à Djorogobité.
Des sources proches du dossiers, joint par Linfodrome informe qu’il s’agit pour l’instant de mesures conservatoires. Ces précautions d’usage pourraient, en fonction de l’évolution de l’enquête, aboutir à une mise sous mandat de dépôt et une détention préventive. Outre ces deux suspects, Minkan Assi Joseph, chef du village de Djorogobité, a été convoqué ce lundi 24 mars 2025 pour être entendu en qualité de témoin. Toutefois, si son implication dans l’affaire est avérée, il pourrait lui aussi être inculpé.
En février dernier, un litige foncier a éclaté entre Komé Bakary et Dame Traoré à Bessikoi, Djorogobité, révélant d’autres cas d’expropriation présumés. Selon Assalé Tiémoko, député-maire et journaliste, auteur d’une enquête journalistique sur cette affaire, Komé Bakary aurait utilisé une fausse procuration pour s’approprier plusieurs terrains. Selon ce dernier, une vérification foncière a confirmé que ce document n’existe pas légalement. Plus grave, le magistrat dont la signature y figure a nié l’avoir apposée.
L’enquête révèle que 272 lots auraient été acquis frauduleusement par Komé Bakary en huit ans, suscitant la colère de nombreuses familles qui revendiquent ces terres comme leur patrimoine ancestral.
Axel KONE