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Lors des travaux, les membres de la Fif et des clubs ont échangé sur les propositions d’amendements aux statuts de la fédération, le code disciplinaire révisé, ainsi que les règlements concernant le statut et le transfert des joueurs. L’une des décisions majeures prises est l’augmentation du nombre de clubs en Ligue 2. Ainsi, sur proposition du président de la Fif, Idriss Diallo, et de son Comité exécutif, il a été décidé de passer de 24 à 28 clubs en Ligue 2. Cette décision a été accueillie avec soulagement par plusieurs équipes, notamment le Séwé sport de San Pedro, l’Us Tchologo, l’Espérance de Bouaké, et Don Koff d’Attiégouakro, qui évitent ainsi la relégation en Division 3. Eugène Diomandé, président du Séwé sport, a exprimé sa satisfaction face à cette décision salvatrice.
Pour le président de la Fif, l’élargissement de la Ligue 2 s’inscrit dans la continuité des réformes entreprises au niveau des autres divisions, notamment la Ligue 1, qui est passée de 14 à 16 clubs, et la Division 3, qui est désormais composée de 40 clubs au lieu de 38. « L’idée, c’est aussi de permettre à la Ligue 2 d’être compétitive et de se rapprocher des 30 matchs par saison », a souligné Idriss Diallo. Cette augmentation du nombre de clubs en Ligue 2 est perçue comme une opportunité pour renforcer la compétitivité du championnat, offrir plus de visibilité aux clubs et aux joueurs, et préparer au mieux les équipes pour la montée en Ligue 1.
D’importantes réformes adoptées
L’Assemblée a également été l’occasion d’adopter des réformes institutionnelles visant à professionnaliser davantage le football ivoirien. L’une des mesures phares adoptées concerne le statut des joueurs, désormais dissocié de la division dans laquelle évolue leur club. Cette réforme permet à un club de Division 3, ayant les ressources nécessaires, de faire signer un contrat professionnel à un joueur. Cette avancée est perçue comme un moyen de dynamiser le marché des transferts et de garantir une meilleure reconnaissance du talent, quelle que soit la division d’appartenance du club. Au nombre des réformes significatives, figure l’introduction d’une clause permettant à un joueur de résilier son contrat de manière unilatérale en cas de non-paiement de son salaire pendant deux mois. Cette mesure, qui renforce la protection des droits des joueurs, vise à instaurer un climat de confiance et de professionnalisme au sein du football ivoirien. Elle offre aux joueurs une sécurité contractuelle accrue, tout en incitant les clubs à respecter scrupuleusement leurs engagements financiers.
L’Assemblée a également approuvé des réformes relatives aux indemnités de transfert au niveau national. Désormais, les transferts de joueurs entre clubs évoluant dans les différents championnats ivoiriens se feront sans compensation financière. Cette mesure vise à fluidifier les mouvements de joueurs entre clubs, en facilitant les transactions et en évitant les blocages financiers. Un séminaire sera organisé en octobre prochain pour finaliser les règlements de procédure devant le tribunal de la Fif. Notons que cette démarche s’inscrit dans la volonté de la Fif de renforcer son cadre institutionnel et juridique, en vue de garantir une meilleure gouvernance du football ivoirien.
A.KONE