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Trois jours durant, les participants auront pour mission d’évaluer les avancées réalisées entre 2017 et 2025 et de proposer de nouvelles orientations en matière de recherche, de formation et d’appui aux politiques de santé.
Le congrès rassemble les membres du Conseil scientifique de l’INSP, des représentants des ministères de tutelle, des chercheurs, enseignants-chercheurs et divers experts. Ensemble, ils examineront les résultats de près de neuf années d’activités, marquées par une forte dynamique scientifique : 92 projets de recherche opérationnelle, 363 publications, 345 communications scientifiques, plus de 22 000 professionnels de santé formés et près de 300 sessions de formation organisées.
Les travaux portent sur plusieurs thématiques prioritaires, notamment les maladies à transmission vectorielle et les maladies tropicales négligées, la santé mentale, l’environnement psychosocial, la santé maternelle et infantile, la nutrition et les maladies métaboliques, ainsi que les politiques et systèmes de santé.
A l’ouverture, le directeur général de l’INSP, le professeur Williams Yavo, a souligné l’importance de ce Conseil scientifique, dont la dernière session remontait à 2016. « Face aux enjeux sanitaires actuels, ce Conseil scientifique représente un outil particulièrement important. Notre pays a besoin de données probantes et fiables, ainsi que de réponses innovantes », a-t-il déclaré.
Le professeur Yavo a également salué la vitalité de la production scientifique de l’Institut, rappelant les nombreux projets, publications et partenariats nationaux et internationaux qui renforcent son positionnement comme acteur central de la recherche en santé publique. Il a exprimé sa gratitude au ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, pour son soutien constant, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers « dont les appuis conséquents rendent possibles ces avancées ».
Encourageant les chercheurs à poursuivre leurs efforts, il a insisté sur la nécessité de développer des travaux « transdisciplinaires, innovants et capables d’impacter davantage le système de santé ». Il a également appelé les jeunes chercheurs à s’engager pleinement dans cette dynamique.
Représentant le ministre de la Santé, le professeur Bamourou Diané, directeur de la formation et de la recherche en santé, a réaffirmé l’importance que le ministère accorde aux conclusions de ce congrès. « Vos échanges et recommandations permettront d’orienter les priorités nationales, d’améliorer la qualité des recherches et de renforcer l’impact des actions de santé publique », a-t-il assuré, avant de confirmer la disponibilité du ministère à accompagner la mise en œuvre des résolutions issues de ce Conseil scientifique.
À l’issue des travaux, le Conseil scientifique devra formuler des recommandations structurantes, destinées à orienter les futurs programmes de recherche, de formation et d’intervention de l’INSP. Ces décisions devraient contribuer à renforcer la réponse sanitaire du pays et à améliorer durablement la santé des populations ivoiriennes.
A.KONE