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« Mentalement, ce n’est pas facile pour moi », a-t-il reconnu dans un entretien accordé à VI. Une lucidité assumée, loin du discours convenu. « Je veux vraiment montrer de belles choses. Pas seulement pour moi, mais aussi pour le FC Utrecht. Je veux être un exemple, ce qui est parfois compliqué. »
La dernière défaite en date, dimanche face au FC Volendam (2-1), a encore accentué le malaise. Un revers de plus qui pèse sur les têtes et nourrit les remises en question. « Quand on perd ce genre de matchs, je me remets en question, car je dois prendre mes responsabilités et être un leader dans ces moments-là », confie Haller. « En même temps, je suis très concentré sur mon propre jeu, et il est difficile de concilier ces deux aspects. »
À 30 ans, l’ancien buteur de l’Ajax et du Borussia Dortmund se retrouve à un carrefour. Porté par une carrière déjà bien remplie, il doit désormais aider un collectif en manque de repères à se relancer. Un défi d’autant plus complexe que le vestiaire est jeune et en quête de confiance. « Je pense que c’est difficile pour les garçons aussi. La majeure partie de ma carrière est derrière moi, mais la leur est encore devant eux », observe-t-il. « C’est pourquoi j’espère que nous retrouverons bientôt le chemin de la victoire. » Au-delà de l’instant présent, l’enjeu, pour lui, est de rebondir rapidement pour aborder au mieux les prochaines échéances et éviter que la saison ne s’enlise. Aussi bien pour Haller que pour le FC Utrecht, il s’agit de transformer cette période de doute en point de départ, et non en frein durable.

Champion d’Afrique en 2024 avec la Côte d’Ivoire, buteur décisif en finale, Haller n’a en revanche pas pu défendre son titre lors de la Can 2025 au Maroc, où les Éléphants ont été éliminés en quarts de finale. Un rappel que, malgré les succès passés, l’exigence reste la même : avancer, rebondir et répondre présent dans les moments clés.
Eric KOUAKOU