Faire du développement durable une responsabilité collective et un levier de croissance économique. C’est l’ambition de la première édition du Forum international du développement durable (FIDD), organisée les 13 et 14 octobre 2026 à la Maison de l’entreprise, au Plateau. Placée sous le thème « Développement durable, innovation et compétitivité : comment transformer les modèles économiques pour une croissance responsable », cette rencontre a mis l’accent sur les solutions permettant de concilier performance économique, préservation de l’environnement et progrès social.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre a également occupé une place importante dans les échanges. Alors que l’Afrique représente environ 4 % des émissions mondiales, les objectifs de réduction de 30 à 40 % évoqués lors du Forum soulignent les ambitions climatiques attribuées à la Côte d’Ivoire. Cette perspective pose la question des moyens à mobiliser pour accélérer la transition écologique sans compromettre les objectifs de croissance économique.
À l’ouverture des travaux, le conseiller général Tra Bi Michael a rappelé que le développement durable ne saurait relever de la seule responsabilité des pouvoirs publics. « Le développement durable n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, mais c’est l’affaire de tous », a-t-il déclaré. Il a invité les participants à faire du FIDD un « rendez-vous fondateur », susceptible de favoriser une mobilisation durable des différents acteurs.
Pendant les deux jours de travaux, les participants ont abordé plusieurs thématiques, notamment la finance verte, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), l’économie circulaire, le capital humain, l’innovation digitale, les politiques publiques, l’agrobusiness, ainsi que l’emprunt et le bilan carbone. Ces échanges visaient à identifier des pistes d’action et à renforcer la coopération entre les pouvoirs publics, les entreprises et les autres parties prenantes.
Représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, Gbocho Didier a salué l’initiative des organisateurs. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer le développement durable dans les pratiques quotidiennes et les choix économiques. « Nous devons respirer le développement durable, nous devons vivre le développement durable, nous devons dormir et nous réveiller avec le développement durable. Il doit être notre vie », a-t-il affirmé.
À travers cette première édition, le FIDD entend ainsi contribuer à la réflexion sur les transformations nécessaires pour bâtir une économie plus inclusive, respectueuse de l’environnement et capable de créer des opportunités pour les générations présentes et futures.
Axel KONE