Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, a vivement réagi à cette mobilisation lors du compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi.
Selon le porte-parole, cette grève est jugée « illégale » car les grévistes n’auraient pas respecté les procédures prévues par le mécanisme de dialogue social mis en place. « Les syndicalistes doivent comprendre qu’ils viennent de porter un coup à la trêve sociale », a déclaré Amadou Coulibaly, soulignant l’importance des comités sectoriels de dialogue social, qui doivent être utilisés avant toute action de ce genre.
En plus d’être illégale, le gouvernement estime que cette grève est « injustifiée », dans la mesure où les discussions sont toujours en cours avec les représentants syndicaux. Le porte-parole a également pointé du doigt l’absence de documents fondés soutenant les revendications des grévistes, ce qui, selon lui, affaiblit leur démarche. « On ne sait pas qui est bénéficiaire de cette prime. Aucun travail préalable n’a été établi », a-t-il affirmé.
En évoquant les conséquences de cet arrêt de travail, Amadou Coulibaly a rappelé aux grévistes qu’ils sont soumis à la législation en vigueur. « Ceux qui ont participé à la grève connaissent la loi. Ils savent à quoi ils s’exposent. Les jours non travaillés ne seront pas payés », a-t-il averti, en précisant que les textes seront appliqués de manière stricte.
Les revendications des grévistes portent notamment sur l’octroi d’une prime d’incitation pour les personnels enseignants et éducatifs, la refonte des profils de carrière dans l’éducation spécialisée, et l’organisation de concours professionnels pour divers corps de métiers de l’éducation.
Contrairement aux chiffres présentés par le gouvernement, la grève a été suivi à 100% au niveau de l’enseignement technique, 96% dans l’enseignement général et 87% au niveau de l’enseignement secondaire selon les syndicats du secteur éducation-formation.
A.KONE