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Ces trois îles se trouvent dans la baie de Corisco, zone riche en pétrole. Plus au nord, on retrouve les champs pétroliers du Nigeria, et au sud les gisements gabonais et congolais. La potentielle présence d’or noir autour de ses îlots est l’enjeux principal du conflit.

À l’origine, une convention franco-espagnole qui date de juin 1900 fixant les frontières entre la Guinée équatoriale et le Gabon. Selon ce traité, les grandes îles Corisco et Elobey relèvent de l’autorité de la Guinée équatoriale.

Le texte ne mentionne pas les trois îlots. Mais, au vu de la proximité avec Corisco (une dizaine de kilomètres), Malabo a toujours considéré qu’ils lui appartenaient. Quant aux Gabonais, ils invoquaient un traité ultérieur, la Convention de Bata, signée en 1974 selon Libreville et qui lui confèrerait la souveraineté sur les îles.

En revendiquant leur souveraineté, chacun des deux États brandissait des titres. Le Gabon s’appuyait notamment sur une convention que le Malabo avait qualifiée de « bout de papier » lors des audiences à La Haye, en octobre. Les juges ont estimé que cette convention n’avait effectivement pas de valeur légale. Au contraire, en 1900, la France et l’Espagne avait signé un traité délimitant les deux pays, seul valable selon les juges. Au-delà du pétrole, il était aussi question d’un accès à la mer qui sera, désormais, plus limité pour le Gabon.

S’ils ont délimité les frontières, comme le demandaient, d’un commun accord, les deux États, les juges n’ont pas dit qui avait la souveraineté sur les petites îles, mais les deux États ont promis d’appliquer la décision de la Cour.

Avec RFI

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