S’exprimant sur la chaîne de télévision TA3, M. Kaliňák a affirmé qu’il était dans l’intérêt de son pays que la guerre en Ukraine se termine rapidement, plaidant pour des négociations et un cessez-le-feu.
« L’Ukraine n’est probablement pas consciente qu’elle ne sera jamais située entre l’Allemagne et la Suisse, mais qu’elle partagera toujours sa plus longue frontière avec la Russie », a déclaré le ministre slovaque. M. Kaliňák a ajouté que les Occidentaux doivent également voir « ce qui se passe dans d’autres régions ». « Et si nous appliquons les mêmes normes à d’autres conflits », a ajouté le ministre », a-t-il indiqué.
La tension a récemment monté d’un cran entre la Slovaquie, membre de l’UE et de l’OTAN, et son voisin de l’est, l’Ukraine. Kiev a promis de stopper le transit de gaz russe à travers le territoire ukrainien à partir du 1er janvier, ce qui a mis en colère Bratislava.
L’Ukraine va ainsi perdre des frais de transit, encore payés par la Russie malgré les combats. Mais le pays souhaite ainsi priver Moscou de la possibilité de financer sa guerre en exportant du gaz vers l’Europe. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a menacé l’Ukraine vendredi, déclarant que son pays pourrait, en retour, arrêter de fournir de l’électricité au pays en guerre, dont l’infrastructure est gravement endommagée.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a interprété la menace de M. Fico comme un ordre du Kremlin, compte tenu de la récente visite de M. Fico au président russe Vladimir Poutine à Moscou. Robert Fico a critiqué à plusieurs reprises la politique de l’Occident concernant l’Ukraine. Sa visite à M. Poutine a suscité de vives critiques de la part de Kiev et de l’UE.
dhnet.be