|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Nicolas Sarkozy a été condamné à une peine de cinq ans de prison avec exécution provisoire, pour association de malfaiteurs, ce jeudi 25 septembre. Ce qui signifie qu’il dormira bientôt en prison. L’ancien président est convoqué devant un magistrat du Parquet national financier (PNF), le 13 octobre. Un magistrat qui lui donnera la date de son premier jour d’incarcération. Il aura le temps ensuite de retourner chez lui avant de se présenter à la prison de la Santé.
Précisément dans le « quartier des personnes vulnérables », appelé aussi « QPV ». Cette zone avec trente places est destinée aux personnalités publiques et a la particularité d’être isolée du reste de la prison. Les détenus « VIP » disposent même d’une cour de promenade à part pour ne croiser personne, explique La Voix du Nord.
Un proche de Nicolas Sarkozy, l’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant, condamné dans l’affaire des « primes en liquide », avait déjà été emprisonné de décembre 2021 à février 2022 dans ce quartier de la prison de la Santé. Il avait bénéficié d’une libération conditionnelle.
Une cellule est déjà prête pour l’ancien chef d’État dans cette prison située au cœur de Paris. Une cellule qui se trouve dans le quartier des personnes vulnérables. C’est là qu’on incarcère les personnalités. En ce moment, d’après une source pénitentiaire, il y a un chef d’État africain, et le jeune homme mis en examen pour le meurtre de Louise, en Essonne, il y a quelques mois.
Nicolas Sarkozy pourra faire une demande de remise en liberté dès le premier jour de son incarcération. Avec ses avocats, il pourra demander une remise en liberté sous un contrôle judiciaire strict, par exemple, avec la pose d’un bracelet électronique, comme il en a déjà eu un récemment dans le cadre du dossier Bismuth.
Dès lors que la demande est faite, la cour d’appel a deux mois pour décider si Nicolas Sarkozy peut être placé sous bracelet électronique ou sous contrôle judiciaire avant son procès en appel. L’âge de Nicolas Sarkozy, 70 ans, devrait faciliter sa remise en liberté. « Le principe qui prévaut pour cette demande, c’est la présomption d’innocence. Il devrait être remis en liberté sous contrôle judiciaire mais n’échappera pas à quelques jours ou semaines de prison », détaille à ce propos David Levy, avocat au barreau de Paris et enseignant à l’université Paris-Dauphine, interviewé par Politico.
Parmi les éléments qui plaident en sa faveur, Nicolas Sarkozy a des garanties de représentation : un logement, une famille, et les risques de réitération de l’infraction sont quasi nuls.
Sa durée de détention dépendra aussi de la date de son procès en appel. Cela pourrait aller très vite puisque lorsqu’il y a des détenus, les délais sont plus courts. La cour d’appel doit audiencer le deuxième procès dans les quatre mois à compter de ce jeudi 25 septembre.
Cinews.ci