Le candidat des jeunes, Jean François Kouassi (JFK) a étémis aux arrêts au 1er arrondissement du Plateau. Selon une source proche du candidat à la dernière législative à Cocody, les raisons de cette arrestation ne sont pas encore connues. Cette arrestation intervient après qu’il ait largement dénoncé des pratiques qu’il juge de corruption et de favoritisme dans l’organisation des concours publics. Très actif sur les réseaux sociaux, depuis l’éclatement d’une supposée affaire de « concours fantôme aux Douanes Ivoiriennes », le jeune leader s’était récemment illustré par des publications virulentes critiquant la gestion des concours administratifs et appelant à plus de transparence dans la gouvernance publique.
Une arrestation sur fond de dénonciations publiques ?
Selon des sources policières jointes au 1er arrondissement du Plateau, Jean François Kouassi aurait été interpellé après une plainte du ministère de la fonction publique; qui se sent diffamé dans les propos du sieur Jean-François Kouassi. En effet après une prise de position publiques largement relayées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, il dénonce des pratiques de corruption autour des concours administratifs. Sur une affiche devenue virale, il accusait l’administration ivoirienne de fonctionner comme une « propriété privée », dénonçant le népotisme, l’exclusion et la corruption, en particulier dans l’organisation des concours de la fonction publique.
Dans ses publications, JFK affirmait que de nombreux jeunes se sentiraient contraints d’adhérer au RHDP non par conviction politique, mais par nécessité, estimant que cette proximité serait devenue un passage obligé pour accéder à un emploi public. Il appelait à une enquête parlementaire et réclamait l’audition de l’ex-ministre de la Fonction publique, Anne Désirée Ouloto, aujourd’hui députée, estimant que des concours seraient organisés de manière opaque au profit de certains protégés. Pour l’heure, les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les motifs exacts de son interpellation. Aucune charge formelle n’a encore été rendue publique.
Toutefois, dans l’opinion, l’arrestation de Jean François Kouassi alimente le débat sur la liberté d’expression, le droit à la critique citoyenne et la gestion des concours administratifs en Côte d’Ivoire. Ses partisans dénoncent une tentative de museler une voix dissidente, tandis que d’autres appellent à laisser la justice suivre son cours. En attendant une clarification officielle, cette affaire suscite une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, où de nombreux jeunes expriment leur colère, mais aussi leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme un signal préoccupant pour le débat démocratique et la transparence dans la République.
E.KOUAKOU