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L’information a été diffusée par un certain Moussa Sanou, présenté comme ressortissant du Burkina Faso, à en croire la photo d’illustration de son profil Facebook. Selon ce dernier, qui cite un communiqué signé de Me Kouamé Fulgence, qu’il présente comme l’avocat de M. Bictogo, l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait été « enlevé par des personnes encagoulées ».
« Nous, Kouamé Fulgence, avocat de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Son Excellence Adama Bictogo, venons par la présente porter à la connaissance de l’opinion publique que notre client a été enlevé hier soir par des individus armés et encagoulés », peut-on lire dans le communiqué.
Selon le document, les faits se dérouleraient aux environs de 20 heures au domicile de l’homme d’affaires et homme politique ivoirien. « Alors que notre client se trouvait à son domicile, des individus armés et encagoulés ont fait irruption dans la résidence, neutralisé les gardes de sécurité et emmené notre client sans aucune explication », poursuit le communiqué. Il ajoute qu’après « l’enlèvement de notre client, les mêmes individus armés et encagoulés ont procédé à une perquisition de la maison, emportant avec eux des biens de valeur, notamment des documents importants, des bijoux et des sommes d’argent ».
Joint par Linfodrome afin de confirmer ou d’infirmer cette information, Alain Toussaint, proche collaborateur de M. Bictogo, a formellement démenti la rumeur. « C’est une fake news », nous a-t-il répondu. Une autre source jointe, a également dementi l’information selon laquelle l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait été visité par des personnes encagoulées.
Mieux, selon son entourage, M. Bictogo, qui occupe également les fonctions de premier magistrat de la commune de Yopougon, la plus grande du district d’Abidjan, prépare activement la première réunion du Conseil municipal, prévue pour ce vendredi 13, avec les adjoints au maire et les conseillers municipaux.
Affaire SNEDAÏ
La rumeur portant sur l’arrestation de M. Bictogo intervient dans un contexte marqué par un nouveau rebondissement dans l’affaire de détournement de fonds qui ébranle le groupe SNEDAÏ. Récemment, N’Da Kouamé, ex-directeur administratif et financier et principal accusé dans cette affaire, a rompu le silence. Depuis l’étranger, il dénonce une machination visant à le présenter comme l’unique responsable.
« Le cœur du problème est là. Ce problème n’est pas celui d’un homme, mais celui d’une gouvernance. Et lorsqu’une gouvernance est familiale, elle a souvent deux réflexes : verrouiller et désigner un visage coupable. Je refuse d’être ce nom brandi pour éviter de remonter la chaîne de responsabilité », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Financial Afrik.
Depuis son exil, il réclame par ailleurs les conditions d’un procès juste et équitable. « Qu’on me laisse répondre dans un cadre équitable et contradictoire », a-t-il demandé en vue d’un éventuel retour au pays.
E.KOUAKOU