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Au nom du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, son directeur de cabinet a déclaré ouverte la session. Il a souligné que, « de nombreuses atteintes aux droits de l’homme résultent fondamentalement de la méconnaissance des droits ». Il a salué l’engagement des partenaires, notamment la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, le CNDH, le PNUD et l’ambassade de Corée, qui font de la Côte d’Ivoire, « un point original de formation en matière des droits de l’homme ».
Le représentant résident adjoint du PNUD, Olivier Gaël, a dressé un constat alarmant de la situation internationale. « Partout sur la planète, nous voyons des violences qui s’installent, des conflits qui perdurent, des civils qui paient le prix le plus lourd », a-t-il déclaré, évoquant les près de quatre millions de déplacés dans le Sahel. Il a insisté sur le devoir de ne jamais laisser les exécutions sommaires ou les violences sexuelles devenir, « normales ni anonymes ». Soulignant les progrès de la Côte d’Ivoire (adhésion au Statut de Rome, ratification de conventions contre la torture et les disparitions forcées), il a invité les participants, « sentinelles de la dignité humaine », à faire du droit un rempart agissant.
La directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, Alexandra Heldt, a exprimé sa fierté pour ces « dix ans d’engagement ». Elle a rendu un vibrant hommage à la Fondation René Cassin, marquant le caractère « exemplaire » de ce partenariat franco-allemand.
Rappelant l’héritage de René Cassin, elle a expliqué la complémentarité entre le droit international pénal (juger après les conflits) et le droit international humanitaire (protéger pendant les conflits). « Nulle autorité, nul rang, nul statut ne peut constituer un bouclier contre la justice internationale », a-t-elle martelé, avant de souhaiter la bienvenue aux participants venus de toute la sous-région.
E.K.