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Jeudi, après le tirage au sort du tournoi de Judo, la seule représentante ivoirienne dans la discipline, Zouleiha Abzetta Dabonné sera le premier représentant ivoirien à s’illustrer à l’Arena du Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel à Paris. Pour ses 3es JO, ‘’Zoul’’ affrontera chez les -57kg, lundi 29 juillet 2024, Aminova Shukurjon de l’Ouzbékistan. La jeune judokate Ouzbek de 20 ans constituera le premier combat de l’expérimentée Éléphante dans le groupe D de la compétition des -57 kg.
Un jour avant, les regards seront portés sur le drapeau orange blanc et vert. Cette fois dans l’épreuve du fleuret individuel dame. En 32e de finale, Maxine Isabel Esteban sera aux prises avec la française Pauline Ranvier, le dimanche 28 juillet à 09h25. Dans son sillage, Jérémy Fafa Keryhuel va entrer aussi en lice le 29 juillet à 11h35 face à l’Américain Alexander Massialas dans l’épreuve du fleuret individuel masculin. L’ambition pour la Côte d’Ivoire est de glaner au moins 2 médailles. « Cette année, on veut franchir le cap de deux médailles et faire plaisir à la Côte d’Ivoire », a insisté Allah- Kouamé, 1er vice-président du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-Civ), avant le départ de la délégation ivoirienne à Paris.
Il est donc clair que l’attente est grande pour tout un pays. Si pendant longtemps la médaille d’argent de Gabriel Tiacoh sur 400 mètres aux Jeux Olympiques de Los Angeles a fait autorité, la Côte d’Ivoire a depuis lors, étoffé son palmarès. En 2016, les taekwondo ins Cissé Cheick et Gbagbi Ruth ont décroché respectivement la médaille d’or et de bronze à Rio. 4 ans plus tard, Gbagbi Ruth s’offrait une nouvelle médaille de bronze. Ces dernières années, la Côte d’Ivoire n’est pas rentrée bredouille des JO. En sera-t-il de même pour Paris ? La question reste ouverte. On devrait vite avoir une tendance dès ce dimanche avec l’entrée en lice de Zouleiha Abzetta Dabonné au judo puis et de Jeremy Fafa Keryhuel Maxine Isabel Estaban à l’escrime. Les deux athlètes ivoiriennes ont une carte à jouer. Pour Zouleiha, il n’y aura pas d’excuse après ses deux échecs aux Jeux de 2016 et 2020. L’expérience aidant, la vice-championne d’Afrique des -57kg doit franchir un nouveau palier.
Hormis le judo et l’escrime, il faudra suivre avec intérêt l’athlétisme et le taekwondo où le talent ivoirien va s’exprimer. C’est sûr, les vraies chances de médailles se trouvent à ce niveau. Cissé Cheick et Gbagbi Ruth peuvent légitimement prétendre à l’or. Ils connaissent bien les JO. Mieux, Cissé Cheick est le numéro 1 mondial dans sa catégorie. A moins d’un accident comme ce fut le cas il y a 4 ans, l’Ivoirien sera un candidat viable à la plus haute marche du podium. Idem pour Gbagbi Ruth. Elle aussi connait le haut niveau. Elle qui a remporté la médaille de de Bronze à deux reprises, aux JO de Rio au Brésil en 2016 et aux JO de Tokyo au Japon en 2021. Ce sera ses 4es Olympiades. Tout comme le taekwondo, l’athlétisme peut être un réel motif de satisfaction. Ta Lou-Smith garde une belle cote malgré ses 35 ans. Après une dizaine d’années au haut niveau, nul doute qu’elle aura envie de briller pour ses derniers Jeux. Enfin, il ne faut pas oublier le relais 4×100 féminin. Composée de Ta Lou, Murielle Ahouré, Koné Maboundou et Jessika Gbai, cette équipe est l’une des meilleures en Afrique et occupe le 6e rang mondial. Sur une course, elle peut porter l’athlétisme ivoirien très haut dans cette Olympiade à Paris.
Eric KOUAKOU