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Placés dans un groupe G impitoyable aux côtés de Manchester City et de la Juventus, les Marocains du Wydad de Casablanca n’ont pas fait le poids. Battus logiquement 0-2 par les Citizens puis balayés 1-4 par la Juve, les Rouges ont subi de plein fouet l’écart de niveau. Sans repères offensifs et fragiles derrière, ils n’ont jamais semblé en mesure de rivaliser. Il leur reste un dernier match contre Al Ain, déjà éliminé lui aussi, pour tenter de quitter la compétition sur une note un peu moins amère. Mais cela ne changera rien à un parcours décevant et une élimination sans appel.
Multiple champion d’Afrique et habitué des joutes internationales, Al Ahly arrivait avec un bagage solide et un effectif expérimenté. Mais entre le pressing infernal du Bayern Munich (défaite 0-3), la désillusion tactique face aux Corinthians (1-2) et un nul poussif contre l’Inter Miami (1-1), le club cairote n’a jamais su enclencher la marche avant. L’écart physique, combiné à des choix tactiques discutables, a précipité une sortie de route prématurée.
Un signal inquiétant pour un club qui dominait encore largement la scène africaine ces dernières années. Le club sud-africain, souvent salué pour son jeu dynamique et sa formation rigoureuse, n’a pas su confirmer les espoirs placés en lui. Tombé dans un groupe à sa portée, mais plombé par un manque de réalisme et des erreurs défensives évitables, Mamelodi Sundowns quitte la compétition avec des regrets. Cette élimination passe presque inaperçue tant l’équipe a manqué de relief dans le jeu.
La non-qualification des trois représentants africains pour les huitièmes de finale marque un coup d’arrêt. Loin de l’épopée du Raja en 2013 ou de l’exploit d’Al Ahly lors des précédentes éditions, cette édition 2025 confirme une chose : le fossé reste béant entre les clubs africains et les poids lourds du football mondial. Manque d’intensité, fragilité tactique, préparation physique insuffisante… Les raisons sont multiples. Mais elles pointent toutes vers une nécessité urgente de réforme, d’investissement structurant et d’ouverture vers de nouvelles méthodes de développement, si le continent veut un jour voir ses clubs rivaliser sérieusement à ce niveau.
La Coupe du Monde des Clubs 2025 se poursuit sans les représentants africains. Un constat amer, mais peut-être salutaire pour repartir sur des bases plus solides.
A.KONE