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Tout au long du tournoi, les communautés ivoiriennes de Dallas, Houston, Austin, Philadelphie, New York, Atlanta ou encore de Caroline du Sud se sont fortement mobilisées pour accompagner les Éléphants. Des milliers de supporters ont effectué le déplacement, parfois après plusieurs heures de route ou d’avion, pour porter haut les couleurs nationales. À Dallas, cette mobilisation a été orchestrée par le Comité national de soutien aux Eléphants (Cnse) Texas-Oklahoma, qui s’est investi pendant plusieurs semaines dans l’organisation de l’accueil des supporters. « Nous sommes évidemment tristes de cette élimination, mais nous ne perdons pas espoir. Cette équipe a de l’avenir. Nous avons une génération solide qui fera encore parler d’elle », affirme Steven Cocautré, président du Cnse Texas-Oklahoma.
Selon lui, près de 2 000 supporters ivoiriens ont été mobilisés pour la rencontre face à la Norvège. « Nous préparions cet événement depuis plus d’un mois. Nous avons réservé des chambres d’hôtel, organisé les transports et mis en place toute une logistique afin que nos frères et sœurs venus soutenir les Éléphants se sentent à l’aise au Texas. La Côte d’Ivoire jouit d’une excellente image à l’international. Nos joueurs sont appréciés et nous avons vu de nombreux supporters porter fièrement le maillot ivoirien. Notre mission est de continuer à rassembler les supporters. Nous préparons déjà les prochaines compétitions et nous serons présents partout où les Éléphants auront besoin de nous. »
Même optimisme chez Serge Afeli, enseignant-chercheur et vice-recteur d’une université à Greenville, en Caroline du Sud, qui a parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour assister à la rencontre. « Nous avons sans doute manqué de réussite, mais nous n’avons aucune raison d’avoir honte. Les joueurs se sont battus avec courage et ont tout donné. Je repars très fier de mon pays », confie-t-il. Il salue également l’engagement exceptionnel de la diaspora. « Certains supporters sont venus de Houston ou d’Austin, soit quatre à cinq heures de route. Pour ma part, j’ai effectué près de deux heures d’avion. Cela montre combien notre pays nous tient à cœur. Où que jouent les Éléphants sur le territoire américain, nous serons là pour les soutenir. Cette équipe est jeune, talentueuse et son avenir est très prometteur. »
Une mobilisation appelée à durer
Pour vivre cette Coupe du monde, de nombreux Ivoiriens établis aux États-Unis n’ont pas hésité à parcourir plusieurs milliers de kilomètres, parfois au prix d’importants sacrifices financiers. Malgré l’élimination, personne n’envisage de tourner le dos à la sélection nationale. « La Coupe du monde est terminée pour nous, mais les éliminatoires de la Can 2027 arrivent très vite, puis la Can 2028. Notre engagement ne s’arrête pas aujourd’hui. Depuis Dallas et partout aux États-Unis, nous continuerons à soutenir les Éléphants », assure Marie-Joëlle Kanga, responsable de la communication et du marketing du Cnse de Dallas. Pour elle, cette dynamique née autour du Mondial doit désormais s’inscrire dans la durée afin d’accompagner la progression de la sélection ivoirienne.
Au-delà de la déception sportive, de nombreux supporters retiennent surtout les progrès réalisés par les hommes d’Emerse Faé. Arrivé de Houston pour assister à la rencontre, Koffi Olivier estime que cette campagne mondiale marque une étape importante dans la reconstruction du football ivoirien. « La Côte d’Ivoire a réalisé une belle Coupe du monde. Bien sûr, nous espérions aller plus loin, mais Emerse Faé et son staff ont accompli un excellent travail. Il faut désormais capitaliser sur les acquis, corriger les insuffisances et préparer sereinement les prochaines échéances »,
Même si l’aventure s’est arrêtée aux portes des huitièmes de finale, les supporters des États-Unis sont repartis dans les différentes localités avec une conviction largement partagée. Pour eux, cette jeune génération a posé les bases d’un nouveau cycle et redonné de solides raisons d’espérer au football ivoirien.



A.KONE