Dans l’après-midi du mardi 10 septembre, représentant le président Georges N’goan, le premier vice-président de la représentation ivoirienne du Comité international olympique (Cio), Allah Kouamé a réagi à des accusations portées contre l’institution par des dirigeants de fédérations dans la presse et sur les réseaux sociaux.
« Il ne s’agit pas pour nous aujourd’hui de faire le bilan de notre participation aux JO, parce que ce bilan se fera de concert avec le ministère des Sports. Nous-mêmes à notre niveau, en tant que Comité national olympique, nous avons déjà fait notre réunion, nous avons tiré les conséquences de ce qui s’est passé, nous avons analysé, nous avons trouvé là où ça n’a pas marché, où ça a le moins bien marché et où ça a marché. Le ministère également en a fait de même. Nous avons eu une petite réunion avec les membres du ministère et nous sommes tombés d’accord qu’il va falloir faire à la Côte d’Ivoire entière un bilan global, unique », a-t-il planté le décor, précisant que le chef de mission de la Côte d’Ivoire, pour les Jeux de Paris, Jeannot Kouamé et un des responsables du ministère des Sports sont actuellement en train de travailler pour mettre au point ce rapport du bilan des JO 2024.
En attendant, le chef de mission qui avait à ses côtés, Nah Aminata Fofana épouse Sidibé, directrice exécutive du Cno-Civ, a expliqué à travers une projection vidéo, le processus et l’attribution des accréditations, aussi bien aux athlètes, encadreurs, officiels techniques et administratifs, médias, qu’aux membres du Cno-Civ, la présidence de la République, la Primature et le ministère des Sports. Il a également expliqué la procédure d’accès au village olympique, présenté ceux qui avait le droit d’y résider…
Jeannot Kouamé a fait remarquer que le statut de président de fédération ne donne pas droit à une accréditation encore le moins le droit de résider au village olympique ou d’avoir accès aux sites des compétitions.
Mme Sidibé a renchéri en ces termes : « J’ai en ma possession, aujourd’hui encore, des décharges de courrier que nous avons adressées, fin 2022, début 2023, à la direction générale des sports. Dans ce document adressé, tous les présidents de fédérations qui avaient la possibilité d’être à Paris de par les performances de leurs fédérations, sont tous listés sur un tableau. Président ou son représentant, le nombre de tickets que le président pouvait avoir, cérémonie d’ouverture, cérémonie de clôture, chambre, standard… Tout était là, budgétisé, clair. Ça veut vous dire qu’ici, les fédérations sont nos partenaires. Je ne vois pas pourquoi le comité olympique va penser à brimer qui que ce soit. Je pense qu’il faut chercher le problème ailleurs ».
Le vice-président du Cno-Civ a souligné que l’institution est ouverte aux critiques et que de concert avec le ministère des Sports, toutes les parties, tireront les leçons de la participation des athlètes ivoiriens aux JO. « On se nourrit de contradictions. C’est avec la contradiction là que nous, on avance. La critique, elle ne nous effraie pas. Mais la critique, positive, objective fait avancer les choses. Je ne veux pas répondre à des gens qui disent des choses, sachant personnellement que ce qu’ils disent n’est pas vrai… », a conclu le président Allah Kouamé.
J.F.PAGNI