Une révolution née d’un constat alarmant dressé par le Maire Amadou Koné le 29 août dernier. Selon les chiffres officiels de la Préfecture de Police de Bouaké, du 1ᵉʳ janvier au 19 août 2026, la ville a enregistré 675 accidents, dont 293 impliquant des motos, pour 63 morts, majoritairement des jeunes.
Face à cette situation, les autorités ont décidé de muscler le dispositif : barrages filtrants tenus par la police municipale, la police nationale et la gendarmerie aux carrefours stratégiques. Sans casque, moto immobilisée et amende forfaitaire. En cas de récidive, confiscation définitive.
Le premier bilan dévoilé lors d’un point de presse animé conjointement par le 7ᵉ adjoint au Maire Melombé Fofana, le préfet de police Mobio Maxime et le général Dosso Siaka,Directeur général Adjoint de la Police nationale en charge de la sécurité publique est sans appel. Selon les intervenants, 150 motos ont été contrôlées, dont plusieurs mises en fourrière, 462 contraventions dressées pour incivisme routier, 22 fumoirs détruits avec 14 individus interpellés, et près de 2 tonnes de médicaments falsifiés saisies.
Selon le général Dosso Siaka, le taux de respect du casque atteint déjà 80%. L’opération, qui n’est pas un coup d’éclat passager, s’étendra sur au moins trois mois avec un bilan toutes les deux semaines. La suite prévoit une vaste opération anti-drogue dès le 12 septembre 2026 et l’interdiction prochaine des deux et trois roues sur certains tronçons de l’A3 et du boulevard du Carnaval.
Axel KONE