|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
La phase pilote du programme, lancée dans 17 villages répartis sur l’ensemble du territoire national, marque un tournant décisif. Parmi ces localités figurent notamment Djantou, Handa, Koguiénou, Gbangourman, Soungoukaha, Sangadjokaha, Gbahanla, Djélisso, Djorofa, Namahounondougou, Fongoli Sokoro, Bounta, Dohouba, Djihimbo, Adjadon et Brouattakro. Trois opérateurs télécoms – MOOV, MTN et Orange Côte d’Ivoire – ont été mobilisés pour assurer les études techniques, la construction des infrastructures et l’installation des équipements de connexion. À ce jour, six villages sont déjà connectés de façon continue, tandis que les autres sont en cours de déploiement.
Fort des premiers résultats, le gouvernement prévoit d’étendre le programme à 575 localités rurales d’ici fin 2025. Cette extension bénéficiera à plus de 800 000 habitants, avec une attention particulière portée à 210 villages directement financés par l’Agence nationale du service universel des télécommunications/TIC (ANSUT). L’approche est multiforme : extension des infrastructures sur fonds publics, couverture des zones blanches avec le soutien de partenaires techniques, déploiement de solutions VSAT dans les zones inaccessibles au réseau terrestre, et introduction progressive de la fibre optique dans certaines régions stratégiques.
Les effets du projet sont déjà perceptibles. Dans les centres de santé des localités pilotes, les téléconsultations sont désormais possibles, tandis que les établissements scolaires accèdent à des ressources numériques pour enrichir l’enseignement. Les commerçants, artisans et agriculteurs s’approprient les outils numériques, notamment les paiements mobiles, et participent à des formations pour développer leurs activités. Quant aux jeunes, ils exploitent la connexion pour se former en ligne, accéder à l’information, et tisser des liens au-delà de leurs frontières géographiques.
À travers le programme « Nos villages connectés », la Côte d’Ivoire réaffirme son ambition de construire une société numérique inclusive, résiliente et équitable. Piloté par l’ANSUT, le projet se poursuivra au-delà de 2025, avec de nouvelles phases de déploiement prévues dès 2026. Une dynamique porteuse de développement, de cohésion nationale et d’espoir pour les populations rurales longtemps tenues à l’écart de la révolution numérique.
Axel KONE