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Ce mercredi, en pleine rue, à Yopougon, à proximité de la Sicogi (dans le secteur de Saint-André), une dame, dont le téléphone portable a subitement disparu, hurle. Le jeune Kouadio, qui était à proximité de la victime est fortement soupçonné par les ‘’gnambros’’, ces rabatteurs des gares routières et des lieux de stationnement. Ceux-ci exigent à Kouadio de restituer immédiatement le téléphone-portable volé de la dame.
L’accusé n’a pas le temps de se défendre, qu’une pluie de coups des ‘’gnambros’’ s’abat sur lui. L’un des ‘’chefs-syndicats ‘’, plus énervé, le frappe violemment et lui porte l’estocade. A bout de souffle, la victime s’écroule. Inconscient, Kouadio est inerte. Ces ‘’gnambros’’, qui réalisent la gravité de l’acte posé, tentent de fuir. Mais leur chef est maîtrisé par une foule en colère. Les rabatteurs, qui n’entendent pas assumer, viennent en nombre et créent la confusion. Ils réussissent leur coup. Car leur chef réussit à se défaire de l’étau et prend la fuite avec le reste de la bande.
Kouadio, mal en point, est conduit au Chu de Yopougon. Malheureusement, il rend son dernier souffle avant d’atteindre l’établissement sanitaire cité.
La police est alors alertée. Elle dépêche sur place des agents enquêteurs. Y étant, ces derniers, selon nos sources, trouvent Kouadio de teint noir, mesurant 1,64 m, de petite corpulence, vêtu d’une culotte de couleur bleue, torse nu. Le corps présente des traces de sang asséché au niveau de la bouche et du nez.
Il y a également des traces apparentes de violences, notamment à la tête et dans le dos.
Après les constatations d’usage, la dépouille de Kouadio a été enlevée et conservée à la morgue d’Ivoire sépulture (Ivosep) de Yopougon. Une enquête a été ouverte pour mettre la main sur les ‘’gnambros’’, soupçonnés d’avoir battu à mort le pauvre Kouadio.