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Pour Emerse Faé et ses hommes, l’équation est simple : une victoire à Franceville les propulserait à 22 points et leur offrirait une avance confortable à deux journées de la fin. Un nul les maintiendrait en tête, mais sous la menace immédiate du Gabon. En cas de défaite, les Éléphants verraient les Panthères passer devant, avec l’obligation de ne plus faillir. « Ce sera la finale », a reconnu Faé après le succès contre le Burundi, tout en soulignant la nécessité de corriger l’efficacité offensive.
La génération emmenée par Franck Kessié, Sébastien Haller et le virevoltant Simon Adingra sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur. La Côte d’Ivoire, absente des deux dernières Coupes du monde, doit valider sur le terrain son statut de championne d’Afrique. « On sait que ce ne sera pas facile, mais nous avons les joueurs et l’expérience pour gérer ce genre de rendez-vous », insiste Adingra, élu meilleur jeune de la Can 2023.
Côté gabonais, l’ambition est claire : une première qualification pour une phase finale de Coupe du monde. Thierry Mouyouma et ses hommes veulent capitaliser sur l’avantage du terrain et la présence de leur capitaine emblématique, Pierre-Emerick Aubameyang. « En gagnant ce match, nous aurons notre destin en main. La pression est sur la Côte d’Ivoire », a lancé Mouyouma, rappelant que son équipe avait déjà rebondi après la défaite à Korhogo en juin.
Pour les Panthères, ce duel est aussi une question de symbole : battre le champion d’Afrique en titre, devant leur public, serait un coup psychologique avant la prochaine CAN, mais surtout un pas immense vers le rêve mondial. La Côte d’Ivoire vise une quatrième participation au Mondial, le Gabon espère entrer dans le cercle fermé des qualifiés africains. L’un veut confirmer, l’autre veut marquer l’histoire. Une finale avant l’heure.
Axel KONE