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Dans quel état d’esprit êtes-vous avant d’affronter le Gabon pour le choc du Groupe F ?
Le match contre le Burundi était très important pour nous parce que le Gabon avait pris la tête du groupe. Donc, on était obligés de gagner. On a pu le faire, on est tranquilles. On est maintenant focalisés sur le match au Gabon. Collectivement, on sait que ça ne va pas être un match facile puisqu’on joue là-bas, mais on se base sur nos atouts. On a des joueurs qui jouent dans les grands championnats, des joueurs qui sont habitués à jouer ces grands matches, à cette pression. Ça va nous aider. Je sais que tout va bien se passer. À l’aller, ça s’est joué sur les détails. On va devoir rester concentrés, ils jouent à la maison, devant leur public. À nous d’aller chercher cette victoire, on est en mission.
Quel joueur en particulier devrez-vous surveiller ?
On connaît déjà la star de l’équipe (Pierre-Emerick) Aubameyang, bien sûr. Ils ont pas mal d’autres bons joueurs aussi. Mais on se focalise sur nos joueurs. Si tout le monde donne 100 % de lui-même, je pense qu’on va gagner ce match.
La Côte d’Ivoire a marqué 15 buts et n’en a encaissé aucun depuis le début de la campagne qualificative 2026.
D’où vient cette solidité défensive ?
Le coach Emerse Fae nous dit que le premier défenseur, c’est l’attaquant. Tout part de là. On doit se sentir concernés, on ne doit pas se dire que c’est forcément le job des défenseurs. On doit s’impliquer aussi et faire des efforts défensifs. Personnellement, en tant qu’attaquant, je préfère attaquer, mais j’apporte aussi mon soutien. Je n’ai pas le choix, c’est le collectif. Si chacun y met du sien, l’équipe devient plus difficile à battre.
Comment vivez-vous au quotidien avec votre sélectionneur Emerse Fae ?
Emerse est quelqu’un de sympa. C’est d’abord un humain, il est proche de ses joueurs. Il aime beaucoup son travail, il est à fond dedans. Il a été à notre place. Malheureusement, sa carrière n’a pas été comme il l’aurait voulu à cause de la maladie (Fae a mis un terme à sa carrière en raison d’une phlébite chronique). Coacher, c’est comme un challenge pour lui.
Avec lui, vous avez remporté la Can 2023 où vous avez été élu Meilleur jeune. On connaît donc vos qualités de joueur, mais en tant que personne, qui est Simon Adingra ?
C’est une bonne question. Simon Adingra, c’est un jeune qui s’est battu pour être là où il est. La vie ne m’a pas fait de cadeau, j’ai eu une enfance très difficile, il y a eu des épreuves. C’est la capacité de rebondir, de surmonter ces difficultés. Simon Adingra, c’est quelqu’un qui a lutté pour avoir sa place au soleil.
Quel est le plus beau compliment qu’on vous ait fait ?
(Il réfléchit et rit) Chez nous, souvent, les gens me disent « tu es plus fort que Messi » (rires). Mais ça, c’est pour rigoler. Ou alors ils me disent « tu es plus fort que Ronaldo » (rires). Ronaldo, Messi, ce sont les deux meilleurs joueurs du monde. Je les adore tous les deux.
Si la Côte d’Ivoire se qualifie pour le Mondial, vous pourriez les rencontrer. Qu’est-ce que ça vous ferait ?
Oui, c’est vrai ! J’essaierai de demander les maillots ! (rires)
Et si cette situation se produisait, qu’est-ce que vous pourriez dire au petit Simon ?
Je lui dirais qu’il continue de croire en ses rêves, que rien n’est impossible. Oui, c’est difficile, très difficile même. Tu rencontres des difficultés et tu te dis : « Est-ce que je peux ou est-ce que je veux continuer ? » Mais ne lâche rien, continue de te battre. Un jour, ça va payer.
Source : www.fifa.com