Le lundi 3 février, lors d’une rencontre avec des journalistes dans le Bureau ovale, Donald Trump a exprimé son intérêt pour un accord avec l’Ukraine : une assistance militaire accrue contre l’accès aux gisements de terres rares du pays. L’agence de presse Ukrinform rappelle toutefois que cette idée n’est pas nouvelle. En octobre 2024, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà évoqué cette possibilité dans son « plan de victoire ».
L’annonce de Trump n’a pas pris les observateurs ukrainiens de court. Au contraire, certains voient dans cette proposition une opportunité pour le développement du secteur national des terres rares. Dans un autre article, Ukrinform souligne que cette approche pourrait constituer « une chance unique de structurer et de dynamiser une industrie stratégique pour l’Ukraine ».
Sur les réseaux sociaux, l’Association nationale ukrainienne des industries d’extraction a réagi en rappelant l’enjeu géopolitique de cette question : « Actuellement, la Chine détient plus de 80 % du marché mondial des terres rares. Les États-Unis et l’Union européenne cherchent d’autres sources pour réduire leur dépendance vis-à-vis de Pékin. »
La potentielle exploitation de ces ressources par Kiev pourrait transformer le pays en un acteur majeur de cette industrie. Cependant, comme le souligne le journal Telegraf, « l’Ukraine doit entreprendre des réformes et attirer des investissements massifs pour exploiter efficacement son potentiel ».
Alors que la discussion sur cet accord continue d’alimenter les débats, la question reste ouverte : l’Ukraine saisira-t-elle cette occasion pour renforcer son influence économique et stratégique, ou verra-t-elle cette proposition comme un risque pour sa souveraineté sur ses ressources naturelles ?