Une nouvelle page s’ouvre à la tête du cyclisme ivoirien. Sylvestre Ouattara a été élu président de la Fédération ivoirienne de cyclisme (Fic), dimanche 23 août 2026, à l’issue de l’assemblée générale élective tenue au siège du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-Civ), aux II-Plateaux Vallon, dans la commune de Cocody. Le candidat du club Vtt Abo s’est imposé face au président sortant, Allah Kouamé Jean-Marie, au terme d’un scrutin particulièrement disputé. Après un premier vote qui s’était soldé par une égalité, la nouvelle consultation a permis de départager les deux candidats. Sylvestre Ouattara a recueilli 16 voix contre 14 pour son adversaire. Cette victoire ouvre un nouveau cycle à la tête de la « reine » des disciplines sportives ivoiriennes, après quinze (15) années de gestion sous la conduite de l’équipe sortante. Le nouveau président entame un mandat de quatre (4) ans avec la lourde responsabilité de répondre aux attentes des clubs, des coureurs, des encadreurs et des autres acteurs du cyclisme national. Conscient de l’ampleur de la tâche qui l’attend, Sylvestre Ouattara a accueilli son élection avec mesure. Loin de s’attarder sur la victoire, il a immédiatement insisté sur la nécessité de rassembler la famille du cyclisme. « La victoire est courte, 16 contre 14 », a-t-il relevé, avant de tendre publiquement la main à son prédécesseur.
Le nouveau président a notamment appelé Allah Kouamé Jean-Marie à mettre son expérience au service de la discipline. « Nous comptons sur lui aussi pour aider le cyclisme en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, affichant ainsi sa volonté de dépasser les clivages nés de la campagne électorale. Sylvestre Ouattara entend surtout être le président de l’ensemble des clubs, y compris ceux qui ne lui ont pas accordé leur voix. « Aujourd’hui, je suis le président de la Fédération ivoirienne de cyclisme, pour tous les clubs, ceux qui ont voté et ceux qui n’ont pas voté », a-t-il affirmé, appelant les différents acteurs à se mobiliser autour d’un projet commun.
Battu dans les urnes, Allah Kouamé Jean-Marie n’entend pas pour autant se retirer du développement du cyclisme ivoirien. Désormais président de la Confédération africaine de cyclisme, il a assuré qu’il continuerait à apporter son concours à la fédération nationale. « Je ferai ce qu’il y a à mon pouvoir aussi pour aider la Fédération ivoirienne de cyclisme à avancer », a-t-il déclaré. Cette disponibilité pourrait constituer un atout pour la nouvelle équipe dirigeante, notamment au regard des responsabilités continentales du président sortant.
L’arrivée de Sylvestre Ouattara traduit une réelle volonté des acteurs du cyclisme ivoirien de choisir l’alternance. Le principal enjeu du nouveau mandat sera désormais de transformer les engagements de campagne en résultats concrets. Unification de la famille du cyclisme, meilleure structuration de la fédération, accompagnement des clubs et progression des athlètes sur les scènes nationale et internationale figurent parmi les principales attentes placées sur la nouvelle équipe. Après 15 années marquées par la gestion de l’équipe sortante, le cyclisme ivoirien tourne donc une page. Sylvestre Ouattara dispose désormais de quatre années pour imprimer sa marque et démontrer que l’alternance électorale peut se traduire par une nouvelle dynamique pour la discipline.
A.KONE