Entre performances techniques, finales disputées et démonstrations impressionnantes, cet art martial chinois a conquis le public et attiré l’attention des grandes figures du mouvement olympique. Sur les tatamis, les jeunes compétiteurs ont rivalisé de souplesse, de précision et de puissance pour décrocher les dernières médailles. En Changquan combiné masculin, le Chinois Lin Yilei s’est adjugé la médaille d’or, tandis que l’Égyptienne Sonbol Sondos a triomphé dans l’épreuve féminine. Les finales se sont déroulées en présence du président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et de plusieurs personnalités du mouvement olympique.
Mais au-delà des résultats, c’est la qualité des prestations qui a marqué les esprits. Chaque enchaînement, chaque saut et chaque mouvement d’équilibre a été exécuté avec une précision remarquable. Dans les gradins, le public, venu nombreux, s’est laissé séduire par cette discipline spectaculaire, dont les démonstrations rappelaient parfois les scènes de films de kung-fu qui ont marqué le cinéma chinois des années 1980 et 1990.
La clôture de cette première expérience olympique a également été ponctuée par une démonstration d’une dizaine de minutes. Une dizaine d’athlètes et d’arbitres ont présenté différentes techniques et séquences de wushu devant un parterre de personnalités, parmi lesquelles l’ancien président du Comité international olympique (Cio), Thomas Bach, sa vice-présidente Nawal El Moutawakel et le président de la Fédération internationale de wushu, Gao Zhidan. Une vitrine supplémentaire pour faire découvrir les subtilités de cet art martial et défendre ses ambitions sur la scène olympique.
Thomas Bach n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme devant cette première historique. « Je suis très heureux de voir cela dans les Jeux de la jeunesse. On a toujours eu l’occasion de voir le wushu dans les Jeux de la jeunesse, mais comme démonstration. Finalement, on l’a fait. Je pense que c’est un rêve qui est devenu réalité. C’est vraiment extraordinaire », a-t-il déclaré.
À Dakar, le wushu a ainsi franchi une étape importante de son développement international. Les compétitions ont permis aux athlètes de s’exprimer à travers quatre épreuves : Changquan et Taijiquan, chez les hommes comme chez les femmes. Deux expressions du taolu, la dimension technique et artistique de cette discipline, fondée sur l’exécution d’enchaînements codifiés mêlant attaques, parades, sauts et figures d’équilibre, à mains nues ou avec des armes.
Cette première expérience aura surtout permis de rapprocher les cultures, d’éveiller la curiosité du public et, peut-être, de susciter de nouvelles vocations.
A.KONE