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En arrivant à Reims, il y a deux ans, aviez-vous une ambition particulière ?
Oui, évidemment. Comme je l’ai dit, il s’agissait pour moi de progresser en tant que joueur, en tant qu’homme. Je savais que Reims était la porte idéale. J’avais déjà parlé avec Gilles Léonkonen, qui lui était déjà ici -à Reims) depuis plusieurs années. Il m’a dit, s’il y a un club où tu vas continuer ta progression, où tu vas avoir assez de temps de jeu, c’est bien Reims. C’est ainsi que je suis venu dans l’optique d’avoir assez de temps de jeu, de me faire voir, et de faire parler de moi un jour.
Vos débuts ont-ils été faciles ?
Mes débuts à Reims, c’était particulier. Dès ma première séance, j’ai tout de suite réalisé que la différence de niveau n’était pas aussi énorme que ça, mais ça se voyait que ce n’était pas le même niveau que la Belgique. Déjà au niveau de la séance d’entraînement. Dans mes débuts, j’ai pris pas mal de carton rouge avec le Stade de Reims. C’était un début un peu compliqué. Et par la suite, ça a commencé à se redresser petit à petit.
Ces cartons rouges étaient-ils liés à l’envie de tout donner, ou un manque d’expérience ?
Je vais dire les deux, parce que tu arrives déjà dans un championnat, tu as l’envie de tout donner. Ici, au bout de trois cartons jaunes, tu es suspendu. En Belgique, c’est au bout de cinq cartons jaunes que tu es suspendu. Donc quand tu arrives, au début, tu as toujours la même agressivité de l’autre championnat d’où tu viens. Et tout de suite, tu réalises que ce n’est pas le cas. Il y a aussi cette envie de démontrer aux gens qui t’ont fait confiance que tu étais l’élément idéal, tu es le génie venu pour apporter une certaine sérénité. Du coup, il y a un excès d’engagement. Et vu que tu viens pour progresser, pour faire parler de toi, tout de suite, tu as envie de dire qu’il y a un nouveau défenseur qui vient d’arriver, il s’appelle Agbadou. Ces cartons sont arrivés par manque d’expérience et aussi par excès d’engagement. Tu as envie de prouver.
Comment avez-vous accueilli votre convocation en équipe nationale par le sélectionneur Emerse Faé pour la première et deuxième journée des éliminatoires de la Can 2025, au Maroc ?
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert le nom. C’est une fierté déjà. Je pense que c’est le cas aussi pour d’autres joueurs dans ma situation. Et surtout pour nous qui avons fait nos premières classes au pays. Déjà, le simple fait d’être appelé en équipe nationale, c’est un rêve. Donc, c’est une fierté pour moi de pouvoir représenter mon pays. Toutes les fois où je suis appelé par les sélectionneurs, c’est une immense joie qui m’anime parce que j’ai la possibilité de porter le maillot de la sélection nationale de mon pays. Il y a beaucoup de jeunes qui aimeraient avoir la possibilité de le faire.
Quel regard portez-vous sur cette équipe nationale qui a remporté la Can 2023 ?
C’est une équipe prometteuse parce que pendant la Can, on a connu de mauvais et de bons moments. On a vu que l’équipe avait une force mentale incroyable. Je pense que quand on parle en termes de qualité, c’est une équipe prometteuse où il y a beaucoup de talents et beaucoup de jeunes joueurs, une nouvelle génération qui est en train d’arriver. C’est une équipe qui a de l’avenir, elle pourra faire parler d’elle dans les cinq prochaines années mondialement. Je crois fortement en cette équipe et je crois qu’on a le potentiel pour aller loin.
Vous effectuez un retour en sélection, les Ivoiriens attendent beaucoup de vous…
Déjà, je voudrais leur dire merci pour leur soutien. Merci de croire en moi et de croire même en cette équipe ivoirienne. Je vais essayer de donner tout mon possible, chaque fois que j’aurai la possibilité de défendre ce maillot, d’être cette pièce rassurante derrière dans cette défense, toutes les fois où le coach me donnera la possibilité de jouer. La Côte d’Ivoire représente tout pour moi. Chaque match pour moi est une finale. Je viens avec cet état d’esprit. Je dis aux Ivoiriens qu’ils ont un élément sur qui ils peuvent compter. Après, c’est Dieu qui fera le reste.
Que pensez-vous des prochaines confrontations contre la Zambie et le Tchad dans le cadre des éliminatoires de la Can 2025 au Maroc ?
C’est deux matchs importants. Quand tu viens au pays, ça doit être une fierté pour toi de porter le maillot. Ces matchs, ce sont des finales pour nous. On respecte ces deux équipes. La Zambie aussi nous a battu la dernière fois. C’est important pour nous de se faire respecter chez nous au pays. C’est deux matchs très importants qui comptent pour la qualification pour la Can 2025. On va donc entamer ces rencontres avec beaucoup de sérieux.
Après deux saisons à Reims, êtes-vous satisfait ?
Je dis que mon bilan, franchement, il est positif parce que je pense que mon adaptation s’est faite assez rapidement. Avec Reims, dès ma première saison, au bout de la deuxième moitié de la première saison, les choses ont commencé à aller déjà mieux. J’étais déjà bien. On a fait cette belle saison. L’année qui a suivi, a été une année de confirmation. Franchement, le bilan, il est positif. Aujourd’hui, Reims m’a ouvert les portes de la sélection de Côte d’Ivoire. C’est quelque chose à ne pas oublier.
Quels sont vos objectifs cette saison ?
Avec Reims, l’objectif déjà, c’est de maintenir le club dans le championnat français. Essayer de terminer à la neuvième place. C’est cela l’objectif du club. Et comme tout joueur qui a des ambitions, on espère pouvoir y arriver Cette saison, pouvoir accrocher cette place européenne que le club recherche. Cette saison, on va quand même se donner les moyens de pouvoir essayer de grappiller cette place européenne. Après, l’objectif principal, ça reste la neuvième place.
Comment trouvez-vous le niveau de la Ligue 1 française ?

« Je peux dire que je suis devenu le joueur que je suis aujourd’hui grâce à la Ligue 1(Ph : DR)
Franchement, c’est un très bon championnat. Je peux dire que je suis devenu le joueur que je suis aujourd’hui grâce à ce championnat-là. C’est un championnat qui m’a fait beaucoup progresser. J’ai beaucoup acquis en maturité dans ce championnat qui est connu comme un championnat qui donne assez de talents dans le monde entier. Quand tu vois un Camavinga, Doku et autres, on peut les citer jusqu’à la fin du mois prochain, c’est un championnat très sérieux pour moi et mon groupe. Il n’est vraiment pas à négliger.
Envisagez-vous la suite de votre carrière au Stade de Reims ?
D’abord, on est concentrés sur cette saison. Mon objectif, c’est d’aider le club à réaliser ses ambitions. Et pourquoi pas avoir cette place européenne qu’on cherche depuis. Le reste, on verra ce qui va se passer. Je suis très bien à Reims. Pour l’instant, il s’agit de respecter les objectifs du club.
Réalisée par Alphonse CAMARA