Pour le sélectionneur burkinabè, toutes les conditions sont réunies pour faire de cette CAN un grand rendez-vous du football africain. « Les conditions que nous avons trouvées sont vraiment favorables pour toutes les équipes. Tout est en place pour permettre un bon démarrage de l’une des compétitions les plus prestigieuses du continent », confie-t-il dans un entretien accordé à CAFonline.com, avant le match contre la Guinée -Equatoriale, ce mercredi 24 décembre (12h30), à Marrakech, saluant au passage la qualité des infrastructures et le sens de l’organisation du pays hôte.
Premiers qualifiés pour cette Can 2025, les Étalons ont pu anticiper et étaler leur préparation dans la durée. Un avantage que Brama Traoré ne minimise pas. « Nous avons poursuivi nos derniers matches avec beaucoup d’envie et de professionnalisme. Cela nous permet d’arriver ici en bonne condition », explique-t-il, convaincu que son groupe est prêt à entrer en compétition.
Placés dans un groupe jugé dense, aux côtés de l’Algérie, de la Guinée équatoriale et du Soudan, les Burkinabè savent à quoi s’attendre. « Ce sont de très bonnes équipes. L’Algérie est de haut niveau, la Guinée équatoriale est compétitive et le Soudan a montré ses qualités », reconnaît le technicien, sans se départir de son optimisme. « Tout est possible. Nous respecterons nos adversaires, mais nous aborderons chaque match avec détermination. »
Sans détour, Brama « Chercheur » Traoré assume les ambitions de son équipe. « L’objectif est de réaliser un très bon parcours et d’être présents le 18 janvier pour disputer la finale », affirme-t-il, voyant déjà les Étalons se hisser au dernier acte du tournoi. Interrogé sur ce qui distingue la Coupe d’Afrique des Nations des autres compétitions internationales, le sélectionneur met en avant le niveau d’organisation. « La CAN est très bien préparée, autant par le pays hôte que par les équipes qualifiées. C’est ce qui fait sa singularité », estime-t-il.
Écrire l’histoire pour un peuple
Au-delà des résultats sportifs, Brama Traoré voit dans cette CAN une occasion de marquer durablement l’histoire du football burkinabè. Finalistes en 2013 et plusieurs fois sur le podium, les Étalons veulent désormais franchir un cap. « Nous pensons qu’il est temps d’écrire l’histoire de notre maillot national en lettres d’or », lance-t-il.
Conscient du contexte difficile que traverse le Burkina Faso, le sélectionneur mesure aussi la portée symbolique de cette compétition. « Nous devons tout donner pour satisfaire notre peuple, lui apporter de la joie et le rendre fier de son équipe nationale », conclut-il, déterminé à faire vibrer tout un pays au rythme de la CAN 2025.
E.KOUAKOU