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Selon les responsables du front commun, plus d’une dizaine de cadres issus des deux formations politiques ont récemment reçu des convocations pour être entendus par la police. Une démarche qu’ils jugent injustifiée dans le contexte actuel.
Ces convocations interviennent au lendemain de la présidentielle du 25 octobre 2025, un scrutin qui, malgré son déroulement globalement calme, a été marqué par des tensions locales, des violences sporadiques et plusieurs arrestations de manifestants. Le porte-parole adjoint du Ppa-Ci et secrétaire général du parti, Jean Gervais Tchéidé, a dénoncé ce qu’il qualifie de « poursuites illégales ». « Le régime Rhdp doit arrêter ici et maintenant ces convocations abusives », a-t-il déclaré, appelant la communauté internationale à s’impliquer dans cette affaire.
Jean Gervais Tchéidé a également exigé la libération immédiate et sans conditions de tous les manifestants arrêtés à la suite du scrutin présidentiel.
Selon lui, les cadres du front commun souhaitent participer sereinement aux élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025, sans subir de pressions politiques ou judiciaires.
Malgré les tensions, le secrétaire général du Ppa-Ci a réaffirmé la disponibilité du front commun à dialoguer avec le pouvoir : « Le président Laurent Gbagbo et le président Cheick Tidjane Thiam restent ouverts au dialogue, seule voie pour éviter à la Côte d’Ivoire de sombrer dans une nouvelle crise », a-t-il souligné.
Revenant sur la présidentielle du 25 octobre, M. Tchéidé a réitéré l’opposition du front commun au quatrième mandat du président Alassane Ouattara, une position déjà exprimée avant le scrutin. « Le front commun rappelle à ses militants, aux Ivoiriens et à la communauté internationale qu’il demeure opposé au quatrième mandat de M. Ouattara », a-t-il insisté.
Une marche annoncée malgré l’interdiction
En conclusion, les responsables du Ppa-Ci et du Pdci-Rda ont annoncé une grande marche pour le samedi 8 novembre 2025, malgré l’interdiction des rassemblements décrétée par les autorités. Ils ont invité leurs partisans à « rester mobilisés » dans la lutte politique engagée.
E.KOUAKOU