« Il y a eu des victimes à Duékoué, à Guiglo, à Taï, à Abidjan notamment à Abobo et Yopougon. Je voudrais dire Yako à l’ensemble des victimes », a exprimé Laurent Gbagbo.
Face aux femmes de son parti, Laurent Gbagbo, ancien président de la République de Côte d’Ivoire a pris un engagement fort en faveur des victimes de la crise-post-électorale de 2010-2011. Il s’exprimait au cours d’une rencontre dite « Les assises des femmes de Côte d’Ivoire » qui s’est tenue au palais de la culture d’Abidjan. « (…) Quand j’ai accepté la candidature que me proposait mon parti , j’ai pris l’engagement que quand je deviendrai président, toutes les victimes seront dédommagées », a promis M. Gbagbo lors de cette rencontre. Par ailleurs, il a exprimé sa compassion aux victimes de ladite crise électorale. « (…) A Abobo, il y a eu beaucoup de victimes. Je leur dis yako », a dit le président du PPA-CI.
Dans un autre registre, l’ancien président ivoirien a estimé qu’il faut qu’il y ait une université et un centre hospitalier universitaire (CHU) dans chaque région de Côte d’Ivoire. « Il faut que dans chaque région, il y ait une université et un CHU. Ça, c’est pour donner la chance à tous les enfants du pays », a-t-il soutenu.
M. Gbagbo a dénoncé le chômage de certains titulaires du doctorat en Côte d’lvoire. « Il y a, à peu près 4 mille personnes qui ont le doctorat et qui sont au chômage. Est-ce que ça c’est normal ? », s’est interrogé le président du PPA-CI annonçant qu’il discutera « bientôt » avec le représentant de ces derniers à leur demande. « Bientôt, je vais discuter avec leurs représentants puisqu’ils ont demandé à me rencontrer », a fait savoir M. Gbagbo. La crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011 a fait officiellement 3000 morts.
La promesse de l’ex-président ivoirien à l’endroit des victimes intervient alors que la question de son éligibilité à l’élection présidentielle fait débats. À 10 mois de la tenue de ce scrutin crucial, l’éligibilité de Laurent Gbagbo est remis en cause en raison de sa condamnation à 20 ans de prison dans le cadre de l’affaire dite du braquage de la BCEAO.
Ses partisans et lui entendent poursuivre le combat pour obtenir son rétablissement. Le 4 janvier dernier, Laurent Gbagbo a révélé que par courrier écrit, l’ONU a enjoint les autorités ivoiriennes à l’effet de le réinscrire sur la liste électorale. Le gouvernement ivoirien pour sa part estime n’avoir reçu aucun courrier de l’organisation internationale des nations-unies.
E.KOUAKOU