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Les mesures annoncées par Michel Barnier, dans son discours de politique générale, mardi 1ᵉʳ octobre, ne semblent pas aider la France à faire face à la dette publique. Selon les experts, la France atteint un « seuil critique » où la dette produit de la dette, alimentant une spirale qui devient intenable. En effet, le déficit pour 2024, initialement prévu à 4,4 %, pourrait dépasser les 6 %, selon les récentes estimations du ministère des Finances, rendant la situation encore plus critique.
L’endettement de la France est désormais pris dans un engrenage difficile à stopper. Pour espérer stabiliser la dette publique, la France doit ramener son déficit primaire, hors charge d’intérêts, c’est-à-dire de 4 % à 1,3 % du PIB, soit un effort colossal de 2,7 % en 2024, et de 3,7 % en 2025. En clair, il s’agirait de dégager 112 milliards d’euros, soit environ 73 467 milliards 184 millions de francs CFA en 2025, deux fois plus que ce qui est prévu dans le projet de loi de finances.
Avec un effort budgétaire de 60 milliards d’euros annoncé, réparti entre hausses d’impôts et coupes dans les dépenses, la France ne parviendra pas à stopper l’effet boule de neige de sa dette. Les marchés obligataires, qui prêtent désormais à la France à un taux supérieur à celui de la Grèce, ont déjà tiré la sonnette d’alarme.
Le scénario français rappelle celui des pays du sud de l’Europe, les fameux PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne), contraints de dégager un excédent primaire pour réduire leur endettement, avec des conséquences dramatiques pour leurs économies. La Grèce, par exemple, a vu son niveau de vie chuter de 30 %. Les coupes drastiques dans les dépenses publiques et l’investissement menacent la croissance à long terme, tout en augmentant le chômage, notamment chez les jeunes.
Faut-il rappeler que face à cette situation, la France est confrontée non seulement à sa dette financière, mais également à une dette écologique et sociale, qui continue de croître à un rythme inquiétant, menaçant encore davantage son avenir économique.
E.K.