« Je suis heureux de faire partie de cette grande équipe qui a permis aux jeunes de rêver durant tout ce tournoi », a-t-il déclaré. S’adressant directement à la jeunesse ivoirienne, l’ancien milieu de terrain des Éléphants a insisté sur l’importance de saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. « Dans la vie, lorsque vous avez une opportunité, il faut la saisir. Ce tournoi a permis à la jeunesse ivoirienne de vivre des moments forts dans l’union et la fraternité autour du sport », a-t-il estimé. Zokora Didier a également livré un témoignage personnel pour illustrer son message. Parti des rues de Yopougon, il a progressivement construit une carrière internationale qui l’a conduit notamment en Belgique, en France, en Angleterre, en Espagne et en Turquie.
Son parcours lui permet aujourd’hui de transmettre aux jeunes les valeurs qui ont accompagné sa propre réussite : passion, persévérance, travail et écoute des encadreurs. « De zéro, on peut être un héros. Il faut rester à l’écoute des encadreurs, des coachs. Pour réussir, il faut écouter », a-t-il lancé. L’ancien international a enfin rendu hommage au Directeur général des Sports et à son équipe pour la confiance accordée aux acteurs et aux ambassadeurs du tournoi.

Présent à l’apothéose, le Directeur général des Sports, Adama Doumbia, s’est félicité du succès de cette édition, tout en saluant l’engagement des différents acteurs mobilisés autour de l’événement. Pour lui, la réussite de cette édition est avant tout le résultat d’un travail collectif et d’une volonté commune de répondre aux orientations du ministre des Sports. « C’est ce que nous avons essayé de faire avec l’appui de nos collaborateurs de la Direction générale des Sports, des directeurs régionaux et des directeurs départementaux, qui sont les bras séculiers du ministre sur l’étendue du territoire », a-t-il souligné.
Le Directeur général des Sports a également mis en avant le rôle joué par le corps préfectoral dans les différentes localités traversées par la compétition. Il a exprimé sa reconnaissance aux représentants locaux des ministères de la Santé, de la Sécurité et de la Défense, dont l’accompagnement a contribué au bon déroulement des activités. Au-delà de l’organisation sportive, Adama Doumbia a tenu à saluer le soutien de la Banque nationale d’investissement (Bni), partenaire de l’événement. Il a notamment relevé l’intérêt des initiatives portées par la banque en faveur de l’éducation des jeunes et de la promotion de l’inclusion financière. « La Côte d’Ivoire ne doit pas rester en marge de ce type d’innovation », a-t-il insisté, rappelant l’importance de la bancarisation comme indicateur de performance économique.
M. Doumbia n’a pas non plus oublié les bénévoles, dont l’engagement, souvent discret, constitue un maillon essentiel de l’organisation. « Ces personnes qui, dans l’anonymat, viennent souvent dans les villes, les villages, les communes et les régions, par passion pour une discipline donnée », a-t-il déclaré, avant de remercier les jeunes, les athlètes ainsi que l’Office national des sports pour la mise à disposition des infrastructures. Fort de ce bilan, Adama Doumbia a déjà donné rendez-vous aux acteurs et aux participants pour une édition 2027 qu’il souhaite « plus relevée ».

Lancé le 24 juin 2026, le Tournoi des Villes avait pour ambition de détecter, former et promouvoir de jeunes talents dans plusieurs disciplines sportives. Une ambition qui, selon le Directeur général des Sports, a pu être concrétisée grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation. À Yamoussoukro, ville hôte des finales, les dernières rencontres et épreuves se sont déroulées sur deux sites. Dans la matinée, le stade Charles Konan Banny a accueilli les compétitions d’athlétisme. L’après-midi, le Lycée scientifique a pris le relais avec les finales de football et de basket 3×3.
Axel KONE