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Reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineure, l’accusé écope de la peine maximale prévue par la loi. À travers ce jugement, la justice militaire ivoirienne envoie le signal qu’aucune tolérance ne sera accordée aux auteurs de crimes sexuels, quel que soit leur statut ou leur fonction.
Cette condamnation a suscité de nombreuses réactions, notamment celle de l’ancienne ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, qui a salué une décision exemplaire. « Je salue avec force la décision rendue par le Tribunal militaire d’Abidjan dans le cadre du cas d’agression sur mineure perpétré par l’Adjudant K.Y.I. Condamner à la prison à vie un auteur de crime sexuel sur mineure, c’est affirmer sans ambiguïté que la protection de nos enfants n’est pas négociable. La justice a parlé avec fermeté. Et elle a eu raison », a-t-elle déclaré.
Pour l’ancienne membre du gouvernement, ce verdict confirme que la loi s’applique à tous sans distinction. « En Côte d’Ivoire, aucun statut, aucune fonction, aucune proximité ne protège les agresseurs d’enfants », a-t-elle insisté.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre. En novembre dernier, à l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, les autorités ivoiriennes avaient déjà annoncé un durcissement des sanctions contre les féminicides et les violences sexuelles.
Avec ce jugement, la justice ivoirienne réaffirme son engagement à protéger les plus vulnérables et à faire de la lutte contre les violences sexuelles une priorité nationale.
E.K.